Nouvelles en France

Nouvelles en France

nouvelles de dernière minute


les artisans en pleine formation

Une chose est d’avoir une entreprise, l’autre est de savoir la gérer.  L’ONG Interweave solutions Benin, pour relever un tel défi au niveau des artisans, leurs offre une formation de 3 mois pour leur apprendre à bien gérer leurs entreprises et de pouvoir les perpétuer.

« Dans presque toutes les rues du Bénin, on voit des ateliers artisanaux (coiffure, menuiserie, vitrerie, photographie…). Ceux-ci font de leur mieux pour sortir de la pauvreté mais il y a les notions de bases qu’ils ignorent. Ils ne savent souvent pas s’ils ont de la perte ou tirent de profit de ce qu’ils font ». C’est du moins ce qui a poussé Ifonti Kazotti, Briac Afangnon et Isidore Odountan, trois jeunes initiateurs de l’ONG Interweave solutions Bénin à décentraliser la structure qui d’abord est Interweave solutions internationale pour pouvoir se concentrer sur la formation des artisans du Bénin à la bonne gestion de leurs entreprises. Pour parvenir à cette fin, ils organisent une formation de 3 mois pour les entrepreneurs aspirants de l’autonomie, en particulier les artisans. Au cours de ces 3 mois, les formateurs de cette ONG dispensent aux participants le nécessaire pour bien mener leurs activités : « nous amenons les artisans à savoir quelle erreur il ne faut pas commettre dans la gestion de son entreprise pour pouvoir continuer à grandir,  comment mesurer son chiffre d’affaires, comment faire des efforts pour réinvestir l’argent  qu’on gagne dans son entreprise, comment faire un prêt si cela est nécessaire, les principes à suivre pour la publicité, comment réduire les coûts, comment faire les planifications, comment avoir une comptabilité pour savoir son évolution », a fait savoir Briac Afangnon, le Directeur exécutif de l’ONG près le Bénin. Ce sont des choses basiques que beaucoup d’entrepreneurs ignorent et leur entreprise, soit c’est toujours au même niveau ou dans 10 ans environ, c’est déjà fermé, a-t-il ajouté. Pendant cette formation, interweave solutions Benin met l’accent sur des notions clés  d’entreprenariat : « nous abordons pendant la formation assez de modules : Nous parlons en premier lieu du plan, c’est-à-dire la vision que peuvent avoir tout entrepreneur à court terme et à long terme et ce qu’ils veulent faire pour y parvenir. Ensuite, il y a la qualité du travail ou des produits et leur prix, comment les prix sont fixés, sur quoi se basent-ils pour fixer les prix et également de leur processus. Nous parlons aussi de comment faire la promotion », a renseigné le Directeur exécutif de l’ONG. Pour permettre une assimilation souple de la formation aux participants, les initiateurs ont adopté la méthode convenue au niveau de compréhension des postulants : « nous utilisons la méthode Fasa pour enseigner. Cette méthode consiste à évoquer des faits que les participants arrivent à associer à leurs réalités quotidiennes.  A  partir de cette association, ils tirent des significations et passent à l’application dans leurs entreprises » a expliqué Isidore Odoutan, Co-fondateur de ladite ONG. Après la formation, les responsables de l’ONG font une tournée de visite chez les bénéficiaires dans leur cadre de travail pour vérifier la mise en application des connaissances qu’ils ont acquises. Blaise Honfovou a participé à cette formation de l’interweave solutions Benin, il témoigne : « avant, je n’arrivais pas à séparer mes revenus d’entreprise de mes propres fonds mais après la formation, je réussis à distinguer l’un de l’autre » a laissé entendre le coiffeur sis à Hêvié. Clémence Bogandé, couturière à Cotonou a bénéficié aussi de cette formation : « avant, pour dire vrai, je n’épargnais pratiquement rien comme réserve mais maintenant, grâce à la formation que j’ai suivie, j’épargne jusqu’à 40 000FCFA par mois. Aussi, la nouvelle méthode de travail que j’ai acquise m’a permis  d’avoir une augmentation de 20% sur ma clientèle comparativement à ce que j’avais ». À la fin de la formation, les impétrants reçoivent un diplôme de master en gestion d’entreprise de rue, donné par l’ONG Interweave solutions Benin. Cette ONG bien qu’elle soit siégée à  Cotonou intervient aussi dans l’Atlantique et a formé déjà, depuis sa création en juillet 2017,  plus de 200 artisans béninois.

Lire Commentaires clos Donnez Votre Opinion

Les poupées Petitcollin sont les dernières fabriquées en France. A l’approche de Noël, plongée dans les coulisses de son atelier de fabrication situé dans la Meuse en Lorraine.

poupées

Une employée de Petitcollin travaille sur le positionnement des yeux d’une poupée dans l’atelier de fabrication, le 29 novembre 2019 à Etain, dans la Meuse. (©AFP/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN)

Armé d’un pistolet, Francis Hussenet remplit des rangées de moules en cuivre de bras, jambes et têtes avec du vinyle, une matière liquide aromatisée à la vanille, pour donner un doux parfum aux poupées Petitcollin, fabriquées à Etain (Meuse) depuis 1912.

Les moules sont ensuite chauffés au four à 200° pendant 9 minutes avec une plaque tournante, selon le principe du rotomoulage, puis refroidis 20 secondes dans l’eau.

« Tout est fait à la main, pièce par pièce. Petitcollin est la dernière fabrique de poupées en France « et a reçu en 2007 le label »Entreprise du patrimoine vivant », explique Stéphanie Thévenin, chargée de développement au centre culturel et touristique du Pays d’Etain, qui gère l’animation et la boutique de la marque.

poupées 1

On fait rêver les petites filles et on est au service du Père Noël

« On fait rêver les petites filles et on est au service du Père Noël », sourit, en démoulant les éléments à l’aide d’une pince, Francis Hussenet, 60 ans dont 42 ans dédiés aux poupées, poupons et baigneurs, hauts de 6 à 60 cm.

Dans l’entrepôt aux machines et moules anciens, cinq salariés, tous polyvalents, s’affairent, passant d’un atelier à l’autre. Quelques tâches comme la couture des vêtements et le grattage des aspérités au pinceau sont confiées à cinq personnes travaillant à domicile.

Dans les années 1970, l’usine employait jusqu’à mille personnes. Dans toutes les familles d’Etain, au moins une personne travaillait chez Petitcollin.

Derrière une machine, Béatrice Caillard coud des cheveux en nylon couleur marron sur des crânes tout roses, avant de leur insérer des yeux, en prenant garde de ne pas les faire loucher.

« Ca demande beaucoup de dextérité et les poupées doivent être parfaites. Au moindre défaut, on ne les met pas » à la vente, explique la salariée de 47 ans.

poupées 2

15 000 poupées fabriquées chaque année

La fabrique, détruite deux fois pendant les deux guerres mondiales, a connu des incendies dévastateurs et la concurrence des jouets asiatiques. Elle a été rachetée en 1995 par le fabricant de jouets en bois Vilac, installé à Moirans-en-Montagne (Jura).

Chaque année, 15 000 poupons et baigneurs sortent des ateliers d’Etain, auxquels s’ajoutent 20 000 exemplaires, dont les poupées de collection, conçus par des sous-traitants.

Environ 30% de la production sont vendus à l’export, le reste dans les magasins de jouets en France, la boutique attenante au centre culturel et par correspondance.

Tous les ans, une poupée de collection « exclusive » est fabriquée en 100 exemplaires, selon l’ancienne technique de soufflage.

Cette année, c’est Jean-Michel: haut de 60 cm, épais cheveux noirs corbeau et yeux bleus, il est vêtu d’un costume noir chic et d’un noeud papillon bordeaux. Présenté lors de la 10e édition du festival dédié à la marque, en novembre, il a rencontré un vif succès et la rupture de stocks est proche.

poupées 3

Une gamme écolo

« Qui n’a pas rêvé d’habiller des poupées toute la journée? », sourit Sabrina Noirjean, en vêtant avec gourmandise des poupons au ventre mou, de la gamme Ecolo Doll.

Lancée en 2009, cette gamme propose des poupons écologiques, fabriqués en vinyle sans phtalates, avec une garde-robe confectionnée dans du coton biologique.

« On a l’impression de ne pas grandir », ajoute la couturière de 35 ans, chargée aussi de réaliser les prototypes des vêtements.

Robes, pantalons, gilets, tuniques et autres chapeaux, tous fabriqués sur place, doivent être « résistants, faciles à enfiler, jolis et attirer l’oeil », résume-t-elle.

Pour se démarquer et lutter contre la concurrence, Petitcollin s’appuie sur « sa renommée, la qualité de ses poupées haut de gamme et le made in France », selon Mme Thévenin.

Lire aussi : CHU de Bordeaux : plus de 1 300 motards en Père-Noël sont venus distribuer des cadeaux aux enfants malades

De 40 à 120 euros

Les prix des poupons, poupées et baigneurs varient de 40 à 120 euros.

En 2015, la marque a noué un partenariat avec une créatrice de poupées, Sylvia Natterer, pour insuffler « glamour et rêve » à de « nouvelles gammes (dégageant) une image de luxe à la française recherchée par les amoureux des belles poupées ».

Un musée, installé dans le centre culturel, retrace l’histoire de la marque depuis son tout premier baigneur en 1912, en détaillant les nombreux brevets et innovations liés à Petitcollin.

Cliquez sur une miniature pour agrandir et parcourir les photos.

Source : © 2019 AFP

Lire Commentaires clos Donnez Votre Opinion

J’ai été happée par ce livre qui nous dit l’histoire fascinante de trois explorateurs pa

Lire Commentaires clos Donnez Votre Opinion

En avril 2019, nous avons décidé,mon chéri et moi, de faire un voyage rassemblant nos 2 anniversaires et nous sommes donc parti à Amsterdam. Nous sommes restés 3 jours et 2 nuits et je trouve que c’est le nombre de jours idéals pour visiter Amsterdam.

Lire Commentaires clos Donnez Votre Opinion
-->