Nouvelles en France

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Tu sais que tu connais une ville à partir du moment où tu n’utilises (presque) plus le GPS pour te diriger. C’est ce qui se passe pour moi à Strasbourg, après une bonne dizaine de voyage dans cette ville de l’Est de la France. A moins de 2h de train de Paris, Strasbourg n’est pas seulement la capitale européenne, ni une ville où on parle avec un accent à couper au couteau et au nom de quartiers imprononçable, ou un simple marché de Noël qui passe tous les ans aux infos. Non, Strasbourg, c’est un vrai coup de cœur.

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Aujourd’hui, je ne vais pas vous parler de la suite de mon expérience à New York, mais plutôt de ce que cela m’a apporté et de ce pourquoi je l’ai fait.

Lorsque j’ai décidé de partir aux États-Unis, je n’avais que 17 ans. J’étais à ce moment là en classe de terminale et n’avait aucune idée de ce que je voulais faire pour la suite de mes études.

Ne parlant pas anglais, mais jugeant cela tout de même indispensable, je me suis dis que partir une année à l’étranger afin d’apprendre une nouvelle langue, me serait plus bénéfique que de m’inscrire dans la première fac venue. J’ai donc commencé à regarder quelles seraient les possibilités et par quel moyen je pourrais éventuellement partir.

Le premier organisme que j’ai trouvé, et celui sur lequel je suis restée, s’appel EF Education First. Cet organisme permet de faire partir des étudiants à l’étranger, dans la destination et pour la durée de leur choix.

J’ai très rapidement pris la décision de partir 9 mois. Quand au choix de la destination, cela m’a demandé plus de réflexion. Je souhaitais d’abord partir au bord de la mer,  à San Diego où Santa Barbara. Vous le savez déjà, mais j’ai finalement décider de vivre cette expérience unique à New York.

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Durant ces 9 mois,  j’ai pu me perfectionner en anglais et revenir plus sûr de moi. J’ai rencontrer des personnes formidables, qui venaient des quatre coins du monde. Des nationalités et des cultures différentes voire même parfois opposées. Chacun avait sa manière de penser, ce ce qui, je pense, nous a tous permis d’avoir aujourd’hui cette ouverture d’esprit.

Bien évidement j’ai découvert Manhattan mais j’ai également pu voyager un peu, Washington DC, Philadelphie, Miami, les chutes du Niagara, Ottawa (Canada)… il nous a suffi de trouver des bons plans pas trop cher, mais ça, je vous en parlerai plus tard !

 

Cette expérience magique, cette opportunité unique, tout le monde n’a pas la chance de la vivre, j’en suis bien consciente.

Si un jour vous avez l’occasion de partir, faites le, vous ne le regretterez jamais. C’est simplement incroyable, indéfinissable mais avant tout très personnel. Chacun le ressent et le vit à sa manière.

Cette expérience vous fait grandir, elle vous fait murir, elle vous fait tout simplement avancer.

 

Aujourd’hui j’ai 20 ans, et je ne rêve que d’une chose, REPARTIR À L’AVENTURE…

 

 

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– [ Article publié à PHILITT le 16 octobre 2017 ]

L’histoire économique dessine une histoire des luttes dont nos contemporains, témoins ou proches héritiers de la Guerre froide, retiennent l’opposition célèbre entre capitalisme et marxisme. Bien que ces deux notions n’ont cessé d’évoluer,  le constat reste le même : on réfléchit toujours en termes d’alternatives économiques. Julius Evola, métaphysicien italien, propose de renverser radicalement la perspective.

Julius Evola (1898-1974)

L’actualité ne manque pas de rappeler l’opposition devenue presque indépassable en matière de débats économiques : d’un côté, les tenants du « système » capitaliste, fondé sur les impératifs de croissance et d’innovation. De l’autre, les tenants de « l’alternative » marxiste qui continuent de convaincre malgré l’échec du communisme historique. En matière d’économie, on se range donc soit du côté des économistes dits « orthodoxes », c’est-à-dire libéraux, soit du côté des « hétérodoxes », c’est-à-dire marxistes ou socialistes. Pour Julius Evola, ces deux propositions, légitimes selon un certain point de vue, se montrent tout à fait incapables de comprendre la réalité anthropologique de l’argent.

Opposer une doctrine économique à une autre en revendiquant le caractère scientifique de l’une ou de l’autre, l’« orthodoxe »  ou l’« hétérodoxe », conduit en effet à une double illusion : la première consiste à penser que les problèmes d’argent ne peuvent se résoudre que par le moyen même de l’argent ; la deuxième consiste à « matérialiser » l’argent, à le réduire à sa dimension purement financière. Finalement, quand les débats ne ramènent pas les luttes à des considérations inférieures aux catégories de classe (le genre, l’orientation sexuelle ou la couleur de peau), ils passent pour autant à côté d’un fait pourtant évident anthropologiquement selon lequel l’économie concerne un système entier de valeurs : elle est totale.

La téléologie marxiste, selon laquelle l’humanité ne sera libre que lorsqu’elle aura renversé la classe bourgeoise, après que celle-ci a renversé l’aristocratie, ne constitue donc pas, à y regarder de près, une promesse de libération : elle reste confinée à cette totalité économique dans la mesure où elle limite l’action et son eschatologie au terrain exclusivement économique. Selon la thèse marxiste, ce n’est qu’en agissant sur les moyens de production que l’homme se libèrera de la classe bourgeoise en vue de s’épanouir dans un « travail libre ». Or, selon Evola, bien qu’il est légitime de remettre en cause l’ordre des conditions matérielles, il s’agit d’abord de rétablir le sens des hiérarchies, car l’hégémonie de l’économie, de la droite à la gauche, « exprime l’asservissement de ce qui n’est pas “pratique” à ce qui l’est ». Si la libération consiste en la sortie de l’aliénation réifiante des rapports humains, elle ne peut en vérité se présenter autrement que comme l’antithèse du schéma dominant selon lequel « l’esprit devient l’instrument du corps », tributaire direct d’une conception matérialiste de l’économie, que cette conception soit libérale ou socialiste.

L’économisme comme maladie

Il convient évidemment, à ce sujet, de rendre hommage à de grands esprits du socialisme que sont Charles Péguy ou Pierre Leroux, qui ne limitaient par leur projet politique d’émancipation à l’horizon matérialiste du marxisme. Il ne s’agit nullement ici de remettre en cause leur critique, mais plutôt de la compléter par le constat suivant : l’économisme n’est pas seulement un dogme, c’est une maladie de l’homme moderne. Or de cette maladie, il ne faut assurément pas négliger la dimension religieuse, ou plus exactement anti-religieuse : « On peut à bon droit parler d’une démonie de l’économie, fondée sur l’idée que, dans la vie individuelle, comme dans la vie collective, c’est le facteur économique qui est important, réel, décisif ; que la concentration de toutes les valeurs et intérêts sur le plan économique et productif […] est une chose normale et naturelle […], un fait qui doit être accepté, voulu, développé et exalté » (Les Hommes au milieu des ruines). Ainsi l’hypertélie économique n’exercerait pas sur l’homme moderne qu’une emprise matérielle, mais aussi une emprise psychique, d’ordre démoniaque et obscure, une véritable « hallucination » maladive, « pathologie de la civilisation » qui affecte le corps social aussi bien que l’organisme humain. L’argent roi agit « par le bas » dans le psychisme en le privant de ce qui, « par le haut » dirons-nous symboliquement, le relie à sa nature la plus élevée qu’est la faculté spirituelle, intellectuelle.

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La Tentation de St Antoine, par Joos van Craesbeeck (1650).

L’homme qui vit dans le luxe et la profusion est aussi spirituellement desséché, si ce n’est davantage, qu’un homme aliéné à la matière par la nécessité (le miséreux). Il oublie en effet l’origine de sa vie et son télos, il perd en lui la conscience de la mort et tient pour immuable ce qui n’est constitué de part en part que d’éphémère : les richesses matérielles. Une émancipation par la richesse serait donc, spirituellement parlant, tout à fait contradictoire. Aussi dirons-nous avec Lucrèce dans le De natura rerum que l’« on mourrait de besoin ; nous mourons de pléthore ». Cette mort n’est pas pour autant une mort du corps, mais d’abord une mort de l’âme, puisqu’elle cache des ressorts démoniaques et psychiques trop souvent tus, que Julius Evola, en disciple de Nietzsche, subsume sous le nom du grand fléau « nihiliste».

C’est lui, ce grand despote, qui agit derrière l’effrayante (ou rassurante) profusion des statistiques, « caché derrière le mythe économique “occidental” (prosperity) ou “oriental” (marxisme) », étant entendu que « la fonction effective de ce mythe est une fonction de sédatif abrutissant fabriqué pour prévenir la crise existentielle générale dans un monde où Dieu est mort » (Le chemin du Cinabre). Le développement tératologique de la démonie de l’économie et son emprise hypnotique serait ainsi expliquée avant tout par cette perte de sens caractéristique de nos sociétés modernes déspiritualisées. À la fois aliénation et refuge, cette démonie frappe selon l’auteur italien jusque chez les individus les plus favorisés socialement. À ce sujet, « si le grand chef d’entreprise se consacre totalement à l’activité économique, il en fait, par une auto-défense instinctive, une sorte de stupéfiant dont il ne peut plus se passer – car s’il s’arrêtait il ne verrait que le vide autour de lui, et ressentirait toute l’horreur d’une existence privée de signification ». Aucun développement matériel ne saurait se justifier, d’un point de vue traditionnel, par une perte qualitative consistant à enfoncer l’individu dans les ténèbres d’une vie exigüe et acosmique. Plus l’horizon se limite, plus la vision de la vie se borne à celle du moi étroit, engoncé dans la jouissance de ses conditions matérielles dans lesquelles l’hubris se trouve stimulé jusqu’à la perversion narcissique, véritable fléau aujourd’hui.

« Déprolétariser » la vie

Peut-être que l’alternative se situe donc moins entre le capitalisme et le marxisme qu’entre l’économisme et le traditionalisme. Car, comme le soulignait le juriste et politologue Maurice Duverger (1917-2014) en 1964 dans son Introduction à la politique, « pour l’essentiel, occidentaux et soviétiques croient que le développement technique est la base de l’évolution des structures sociales, dont dépend l’évolution des luttes et de l’intégration politique ». À rebours de cette conception, la Tradition mise sur le développement spirituel. Face à l’hégémonie économique du capitalisme, ce n’est pas au triomphe du prolétariat qu’il faut songer, au risque de raisonner selon les mêmes schémas et rouages que l’idéologie capitaliste elle-même. Au contraire, et de façon bien plus profonde, il faut, dit Evola, « déprolétariser la vision de la vie ».

L’enjeu est donc proprement philosophique dans la mesure où il porte sur la question sémantique du projet de vie. La philosophie, traditionnellement qualifiée de « médecine de l’âme », consisterait ici à guérir, par son usage, de la maladie matérialiste sur laquelle prospère la « piraterie capitaliste » qui exploite en l’homme ses aspects les plus inférieurs, corporels et égotiques, de l’apparence et du prestige social. Dans cette perspective, dignité rime avec humilité et frugalité consciente et voulue. Selon Evola, la véritable déprolétarisation consisterait « à reconduire l’ouvrier et le paysan à eux-mêmes, à les désintoxiquer de l’envie, de la soif, des ambitions et des besoins artificiels et antinaturels excités en eux par l’idéologie classiste. Cela reviendrait à les aider à retrouver leurs voies et la dignité de leurs fonctions dans le tout d’un organisme hiérarchique bien différencié ». Finalement, à en croire notre auteur, l’arme la plus efficace serait le « principe de l’autarcie », par lequel l’homme quitte au moins en grande partie matériellement, et en totalité spirituellement, cette démonie qui nous affecte tous. Au regard des difficultés qu’une telle entreprise pose quant à sa réalisation individuelle, l’alternative évolienne résonne assurément moins comme un projet révolutionnaire que comme une injonction aride à l’héroïsme, consistant à rendre à notre vie intérieure une place souveraine.

P. D

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Les énergies renouvelables (EnR en abrégé) sont des sources d’énergies dont le renouvellement naturel est assez rapide pour qu’elles puissent être considérées comme inépuisables à l’échelle du temps humain.

Elles proviennent de phénomènes naturels cycliques ou constants induits par les astres (Soleil surtout pour la chaleur et la lumière), mais aussi la Lune (marée) et la Terre (géothermie). Sa renouvelabilité dépend d’une part de la vitesse à laquelle la source est consommée, et d’autre part de la vitesse à laquelle elle se régénère.

L’expression « énergie renouvelable » est la forme courte et usuelle des expressions « sources d’énergie renouvelables » ou « énergies d’origine renouvelable » qui sont plus correctes d’un point de vue physique.

La part des énergies renouvelables dans la consommation finale mondiale d’énergie en 2014 était estimée à 19,2 %, dont 14 % de biomasse, et leur part dans la production d’électricité à la fin 2015 était estimée à 23,7 % : 16,6 % d’hydroélectricité, 3,7 % d’éolien, 2,0 % de biomasse, 1,2 % de photovoltaïque et 0,5 % de divers (géothermie, solaire thermodynamique, énergies marines).

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