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Nous vous l’avions promis en Décembre, voici la première Note de Conjoncture que nous mettons à la disposition de nos adhérents, grâce au travail – et aux sources ! – de Xavier. Un grand merci à lui. Un mot de commentaire : le moment n’est pas choisi au hasard, en effet, ce vendredi paraîtront les chiffres nationaux du 4e trimestre. Ainsi, vous pourrez rapprocher par vous-mêmes l’extrait ci-dessous, les prévisions fournies, et ce qu’il en est advenu.

I. La conjoncture économique se dégrade au 3e trimestre 2018 dans notre région.

L’emploi salarié  poursuit son repli en Bourgogne Franche-Comté au troisième trimestre 2018 : il recule dans le privé et dans la fonction publique par rapport au trimestre précédent. Le recours à l’intérim est en forte baisse après avoir atteint son plus haut niveau fin 2017. Le chômage est en hausse tout comme les inscriptions à Pôle Emploi. Du côté de l’entrepreneuriat, seules les créations d’entreprises individuelles au régime du micro-entrepreneur progressent. Comparée à l’an dernier, la fréquentation hôtelière est en baisse et la saison d’été dans les campings est en recul. Les demandes de permis de construire diminuent mais n’affectent pas les mises en chantier qui continuent d’augmenter.

II. Repli confirmé de l’emploi salarié.

Au troisième trimestre 2018, la Bourgogne Franche-Comté comptait 968.300 salariés. Le repli de l’emploi salarié observé au trimestre précédent se confirme avec une baisse de 0,3 %. Sur un an, la baisse atteint 0,6 %.

Les deux composantes de l’emploi salarié continuent de diminuer au même rythme qu’au trimestre précédent. Le privé compte 1960 emplois de moins, soit un recul de 0,3 %. La fonction publique enregistre quant à elle une perte nette de 840 emplois, soit 0,4 %.

Ces évolutions régionales contrastent avec la tendance nationale. A l’échelle de la France, l’emploi salarié augmente de 0,1 %, et progresse de 0,7 % sur un an. L’emploi salarié privé progresse de 0,1 % au troisième trimestre et recule très légèrement dans la fonction publique, de 0,1 %.

Si la moitié des régions françaises perd des  emplois, c’est la Bourgogne Franche-Comté qui enregistre la plus forte baisse.

Près de 34700 personnes résident en Bourgogne Franche-Comté tout en occupant un emploi en Suisse. Cet effectif continue d’augmenter, de 1 % ce trimestre, mais à un rythme moins marqué qu’au précédent. Il constitue le plus haut niveau jamais atteint.

III. Recul dans quasiment tous les secteurs, progression dans les services marchands hors intérim.

Dans l’industrie, le repli de l’emploi salarié s’accentue (-0,4%). La fabrication de matériel de transport est plus particulièrement touchée (-1,1 %), les autres activités industrielles résistent mieux, mais perdent tout de même des emplois.

Les services non marchands et le commerce perdent quant à eux 0 ,3 % et 0,2% de leurs emplois salariés, dans la continuité du trimestre précédent. La construction recule également de 0,2%, mais reste stable sur un an.

Les services marchands hors intérim gagnent 0,2% d’emplois salariés ce trimestre. Cette hausse est portée par l’information – communication, dont l’emploi permanent augmente de 1,7%. Viennent ensuite les services aux entreprises, 0,5% et l’hébergement-restauration, 0,3 %. Sur un an, le secteur des services marchands hors intérim progresse dans la région de 0,6%.

IV. Dégradation du chômage qui reste à un niveau plus bas que les années précédentes.

En Bourgogne Franche-Comté, le taux de chômage augmente de 0,2 % au troisième trimestre 2018, alors qu’il reste stable en France. Il demeure cependant nettement plus bas dans la région qu’au niveau national. 7,9 % contre 9,1 %. La Bourgogne Franche-Comté reste au troisième rang des régions les moins touchées par le chômage, à égalité avec Auvergne Rhône-Alpes et derrière les Pays de la Loire et la Bretagne.

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V. En France, le soutien apporté au pouvoir d’achat des  ménages limiterait le ralentissement de l’activité

Au troisième trimestre 2018, l’activité a progressé de 0,3% après deux trimestres de croissance plus modérée (0,2% par trimestre). La reprise de la consommation des ménages est principalement à l’origine de ce rebond.

Le contexte international, mais également le mouvement des Gilets Jaunes, pèserait sur la croissance en fin d’année 2018. L’activité économique ne progresserait que de 0,2% au quatrième trimestre avant de  se redresser au premier semestre 2019 (0,4 % puis 0,3 % par trimestre). Les gains de pouvoir d’achat des ménages prévus fin 2018 et début 2019 soutiendraient la consommation au premier semestre 2019.

VI. La croissance européenne s’essouffle un peu.

Les climats des affaires sont globalement en baisse à l’automne 2018, suggérant un ralentissement de l’activité économique, dans un contexte de tensions commerciales. L’activité des États-Unis résisterait un peu grâce à des dépenses publiques vigoureuses, mais ralentirait tout de même à l’horizon de la prévision (mi-2019). La Chine, comme d’autres pays émergents, présenterait des signes d’essoufflement. Les économies de la zone euro, soumises à des incertitudes persistantes (modalités du Brexit, situation budgétaire italienne, tensions sociales en France) ralentiraient même si les stimuli budgétaires programmés en 2019, soutenaient l consommation des ménages.

Conclusion : Les documents qui ont servi à établir cette  synthèse, seront fournis à la demande. D’autres sources pourront s’y ajouter, si un nombre suffisant d’entre vous y trouve un intérêt. Bonne lecture !

L’Ours.

 

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Le « city branding » ou le « marketing territorial », éternelle resucée de la promotion de nos territoires, a encore frappé dernièrement avec les vœux de M.L. Fort (à l’agglomération) qui , n’oubliant pas sa double casquette et, surtout, les échéances prochaines, a fait assaut d’amabilité, d’hommage aux autres élus avec un emploi qu’on eût aimé plus sincère et pérenne de la 1ère personne du pluriel, histoire, une fois n’est pas coutume, d’associer tous les élus communautaires à une politique qui, nul ne l’ignore, est tout sauf collective avec des réunions de conseils dont la finalité ne peut être qu’approbatrice puisque tout est décidé en amont.
Pour le reste, les éléments de langage habituels soulignant (évidemment !) le dynamisme de l’agglomération, la plus dynamique du département voire de la région (seulement? on est déçus…).

Du côté auxerrois, on dit la même chose, même si cette « compétition des territoires » contredit la « synergie » obligée (avec qui? avec Paris?avec le reste du département? avec Troyes, Chaumont d’abord?); qu’en pensent les élus communautaires?
Bref, à lire l’Yonne Républicaine, l’exercice s’est plié au genre et nul doute que l’ »intense marketing » (mais, l’agglomération est moins « intense « que Sens!) fera le bonheur des administrés, des veinards qui ignorent encore leur bonheur…

Bernard Pernuit

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