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Au dix-neuvième siècle dans un petit village norvègéen vit un pasteur luthérien, charismatique et autoritaire. Il est entourée de ses deux filles, Martine et Filippa, dont il ne veut absolument pas se séparer. Filippa aura une histoire sans lendemain avec le lieutenant Löwenhielm, le neveux d’une des disciples du pasteur. Martine aussi aura une petite histoire avec un baryton français, Achile. Trente-cinq ans plus tard, les deux soeurs sont toujours célibataires, elles reçoivent la visite d’une française sur la recommendation du baryton français. Il demande aux soeurs d’accueillir Babette, une communarde française qui fuit son pays de peur des représailles. Un jour Babette gagne dix milles francs à une loterie. Elle demande aux deux soeurs si elle peut préparer un dîner, pour fêter ce qui aurait été le centième anniversaire de le père. Elles acceptent. Tout la fortune de Babette va y passer mais toute les années de carême seront effacé par ce dîner.

Extrait

Le général Löwenhielm, qui nourrissait quelques craintes à l’égard de la cave de la maison, prit une petite gorgée avec méfiance. Un frisson le parcourut, il huma le verre, le scruta et le reposa, totalement stupéfait et déconcerté. “C’est incompréhensible, songea-t-il. Un amontillado ! Et le meilleur amontillado que j’ai jamais bu !” Après quelques instants de réflexion, afin de remettre de l’ordre dans ses sens, il prit prudemment une cuillerée de soupe et reposa brusquement la cuillère. “C’est complètement incompréhensible, répéta-t-il. Ceci est une soupe à la tortue, et quelle soupe !” Pris d’une sorte de panique, il vida son verre.
D’habitude à Berlevaag, on ne parlait guère pendant les repas. Mais, ce soir-là, les langues se délièrent de manière surprenante. Un frère âgé raconta sa première rencontre avec le pasteur, et les autres eurent alors l’impression de voir devant eux son visage doux et puissant à la fois. Un autre rappela avec force le prêche qui avait conduit à sa conversion, qui avait faitdu querelleur et du noceur qu’il était un chrétien inflexible. Une vieille femme répéta, avec les larmes qui roulaient sur ses joues, l’exhortation du pasteur : “Mes enfants, aimez-vous les uns les autres !” (p. 66)

Saviez-vous que…

  • Karen Blixen est né 1885 au Danemark;
  • En 1912 elle achête la plantation de café en Afrique Orientale;
  • Cette expérience sera à l’origine de son roman autobiographique La Ferme africaine qui donnera Out of Africa au cinéma.

Blixen, Karen, Le festin de Babette, nouvelle traduction du danois par Alain Gnaedig, Paris: Gallimard, coll. Folio, 2019, 256 p.

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Crédit photo : Stefano Pollio @stefanopollio, Unsplash.com

— C’est pas de ta faute.

L’écho se répète, tourne.

Pas de ta faute.

Faute.

Faute professionnelle.

Faute grave.

Faute.

Dégât collatéral.

— … Problème au niveau de l’algorithme, ça serait arrivé pareil à n’importe qui…

Se tourner sur le lit. Encore. Les draps froissés, entortillés. Cheveux humides sur les joues. Chaud.

T’aurais rien pu faire cherche pas c’est normal, tu suis les
instructions c’est tout comme on t’a appris comme on t’a dit. C’est
l’algorithme qui donne les ordres, enfin non c’est une aide, c’est pas
un ordre mais le mieux c’est de pas se poster de questions et de faire
tout comme puisqu’après tout 99,87 % d’exactitude dans l’évaluation du
risque alors pourquoi pas, pourquoi se priver, pourquoi hésiter.

Pas de ta faute.

Danger immédiat, cible prioritaire.

Danger.

Immédiat.

Les étoiles rouges sur le sweat blanc. Par terre, bruit lourd, pas un
cri, les yeux ouverts et la bouche aussi avec la langue un peu sortie.

Se tourner encore, dans l’autre sens, sur le dos. Sur le ventre.
L’oreiller disparaît tombe happé par le noir. Trop noir. Tourne. La
lumière électrique sous les volets. C’est mieux.

Mais il y a le sang sur l’asphalte qui forme une flaque. Les gens qui crient qui hurlent, ceux qui courent, ceux qui filment.

Pas de ta faute.

Il faut finir le job, approcher tenir en joue hurler les ordres, les
avertissements, des flashball qui passent en sifflant et puis le bruit
sourd des impacts.

Tourner, une jambe prise dans les draps. La main qui heurte le mur.

Retourner le corps du pied, le sac, il faut éloigner le sac, il
tombe, s’ouvre et la gourde tombe par terre. La gourde, pleine d’eau.
Elle tombe. Encore. Encore. De l’eau qui se vide qui lave le sang qui.
Elle tombe.

Pas de ta.

C’est.

De.
Ta.

Faute.

Impossible, chercher, il faut fouiller encore, il a une arme,
forcément, il a une arme, l’algorithme a dit… On filme autour, des
gens crient encore, ils crient d’horreur, ils crient de douleur, des
balles de plastique frappent des os des torses avec des bruits de fruit
trop mûr.

Pas d’arme.

Faute.

— Vous l’avez buté, bordel de merde, buté !

Il crie, avance malgré les gaz, les boucliers se lèvent et frappent, les matraques se lèvent frappent et il crie encore.

— Putain d’assassins, vous êtes des putain d’assassins !

Dégât collatéral.

Des mains sur tes épaules, on te tire. Un projectile vole et d’autres en réponse, plus de flashballs, plus de grenades.

— … rester là…

— Il était flag en cible prioritaire, putain de merde, je te dis
qu’il était flag en cible prioritaire… Il doit avoir une putain
d’arme, il en a forcément une.

— Laisse tomber. C’est pas de ta faute.

Ta faute.

— Je dois trouver l’arme, merde, il faut qu’on trouve la putain d’arme.

La main gantée tapote ton épaule, le bras qui t’encercle en même temps.

Gémissement dans le noir, c’est peut-être ta voix.

— Tracy.

Tracy.

— Laisse moi y retourner, putain, l’arme… !

Tracy, écoute moi.

La banquette arrière du blindé urbain. La radio crépite et le capitaine parle, il te fixe et ses yeux sont graves.

Garde tout, la cagoule, le casque.

Garde tout.

Les cris contre les vitres pare-balle, étouffés, lointains, les
visages, les regards indignés, haineux. Les caméras les smartphones les
appareils photo comme des yeux qui suivent.

Vous.

L’avez.

Tué.

Se tourner encore.

Ma main se tend vers l’interrupteur, tâtonne, l’actionne. La lumière
arrache les bribes de rêve, cauchemar, hallucination, quoi que soit
cette merde.

Il fait chaud malgré la fenêtre ouverte, malgré le ventilateur qui tourne doucement. Tellement chaud.

Sur la table de nuit, l’hydroxyzine attend.

50 milligrammes de plus. De trop pour la dose.

Ça fait une semaine ?

Peut être.

Tant pis.

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Préambule

Le mot « moi » ne désigne pas les accomplissements et talents d’une incarnation spécifique, mais seulement l’identification de la conscience à un organisme et à un psychisme particulier à partir de laquelle la sensation « moi, je suis ceci cela » apparaît et crée un point de vue et une façon de vivre egocentré.

Il n’y a pas de chemin sans effort.

Mais être capable d’efforts ne nous met pas à coup sûr sur un chemin !

Tant que la pratique se fait au cœur de l’instant sans vouloir atteindre un but ni obtenir un résultat, le coeur est léger car il vit simplement la réponse éveillée à l’instant.

Par elle, la place que prend celui qui fait dans la joie ou le refus de l’effort à faire est laissée, au cœur d’une réponse qui enjambe l’agissant.

Vécu du : être un avec

Découverte de la dualité : un perçu à faire, un agissant qui doit faire.

Le perçu à faire, sans agissant qui doit faire, est toujours réponse.

Voir l’agissant c’est constater qu’il n’est et ne peut être que mise en œuvre d’un point de vue personnel. Une énergie entièrement tournée au service d’un « point de vue » jusque dans ses désirs de générosité.

L’accomplissement, qu’il soit personnel ou non, est l’opposé de l’addiction. En lui le but est toujours le désenclavement, la libération de la conscience, et non le dictat du « j’en ai envie donc on me le doit ».

L’accomplissement d’une incarnation humaine devient alors le rabot d’un point de vue au travers d’un : lâcher ce qui est accompli, et d’un : lâcher ce qui ne peut pas l’être.

Ce constat ne se fait, ne se comprend, et ne se vit, qu’à partir d’une conscience témoin, retournant à l’être.

Sur un chemin spirituel il n’y a qu’un seul piège :

Que « moi » qui commence toujours le chemin ne veuille plus jamais laisser la place.

Alors moi, à travers ce chemin et les efforts qu’il fait, devient à l’infini.

Et plus « moi » devient, plus il tourne le dos au chemin, quelle que soit la voie ou la religion.

Au lieu que le chemin rabote le pratiquant il le fait devenir « ceci ou cela ».

En devenant « ceci ou cela » le pratiquant devient la discorde du monde.

Belle semaine

François

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En guise de la célébration de 100 ans d’éducation sur le campus, nous avons découvert qu’il y a plusieurs années, les étudiants du Collège d’agriculture de l’Ontario de l’Université de Guelph apprenaient, parmi autres choses,  à faire du fromage.

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Afin de souligner cette journée importante et de rendre hommage à l’histoire de notre beau campus, Mme Francine (enseignante ressource) et M. Kevin (enseignant de mat/jardin et Lead de profil de sortie) ont diffusé le processus de la fabrication du fromage en direct! Les élèves ont pu regarder le processus du confort de leur classe tout en apprenant des faits intéressants et en répondant à des questions. Tout ça a été possible grâce à la technologie!

Voici des photos du processus. On vous suggère de regarder ces photos en famille pour susciter la discussion!

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Certaines classes ont dessiné ce qu’ils voyaient. Quand même génial!

Disons qu’on a eu beaucoup de plaisir à ACND aujourd’hui (les adultes peut-être plus que les élèves) et c’est un format que 10nous allons définitivement répéter. Si jamais vous avez des idées de vidéo ou d’expérience que nous pouvons diffuser, partagez-les avec nous!

Si jamais vous voulez répéter l’expérience à la maison, voici la recette sur Youtube! On vous suggère d’ajouter du sel ou des fines herbes. On aimerait bien voir vos résultats!

Bonne fin de semaine à tous

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