Nous avons commencé notre périple d’un an par quelques semaines au Canada, dans les alentours de Vancouver. Nous n’avions pas d’itinéraire précis, ce qui nous a permis de rouler tranquillement au début. Nous y avons vécu des moments inoubliables! Voici les points les plus marquants de ce voyage dans les environs de Vancouver.

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Les rencontres

Une des premières choses qui frappe lorsqu’on roule au Canada, c’est l’incroyable gentillesse des Canadiens. Que ce soit dans la facilité avec laquelle ils entament la conversation (qui peut parfois dérouter les français que nous sommes), dans les services spontanés qu’ils offrent, dans leur sourire permanent.

Une anecdote pour illustrer nos propos:

Nous avions un jour de repos, et nous comptions visiter la ville de Victoria. Nous attendions donc un bus, pour nous rendre en centre-ville. Après quelques minutes d’attente, une voiture passe devant nous, s’arrête puis fait marche arrière. La conductrice baisse sa vitre et nous informe que le bus que nous attendons ne passe pas en journée. Elle nous indique ensuite la route pour aller à l’arrêt le plus proche afin de nous rendre en ville!

Nous avons également rencontré de nombreux hôtes, via la plateforme Warmshower, qui se sont toujours montrés accueillants, généreux et de bons conseils. Ces rencontres ont illuminé notre voyage. Nous gardons de chacune un souvenir précieux!

Les paysages

La Colombie Britannique nous a vraiment offert des paysages époustouflants. Nous nous sommes régalés du premier jour au dernier! Allez, quelques photos pour donner envie!

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Les aménagements des routes

Il est très agréable de rouler en Colombie Britannique. En ville, il y a de nombreuses pistes cyclables, et les automobilistes sont extrêmement attentifs aux cyclistes. En campagne, les routes ont souvent de larges accotements et l’on trouve de nombreuses pistes réservées aux vélos. Bref, le top pour rouler en famille!

Les water-parcs et parcs de jeux

Encore un bon point pour les familles, on trouve en Colombie Britannique de nombreux parcs de jeux, et même des water-parcs. Ce sont des espaces gratuits où les enfants peuvent jouer parmis les jets d’eau. A priori, ils sont en circuit fermé pour limiter la consommation d’eau.

Les campings

Alors, il faut le dire, les campings ne sont pas donnés. Mais en revanche, ils offrent pour la plupart un cadre magnifique (dans la forêt notamment, c’est féérique) et sont toujours  équipés de tables et de Fire ring (pour faire du feu). Ils sont relativement calmes, même si nous avons observé que les campeurs canadiens aiment débiter leurs bûches à la hache pour faire leur barbecue. Les feux de camp brûlent d’ailleurs toute la journée et une bonne partie de la nuit. Quoi qu’il arrive, nous avons été surpris par la discipline rigoureuse des Canadiens. Ils respectent à la minute près l’heure où le silence doit être respecté. Les toilettes sont souvent des toilettes sèches, mais une fois accoutumés, c’est plutôt propre, et on y trouve toujours du papier toilette et du désinfectant pour les mains.

On paye parfois à l’entrée, parfois en autonomie, en utilisant une enveloppe que l’on remplit et que l’on glisse dans une boite.

Les animaux

Voyager en Colombie Britannique en vélo, c’est extraordinaire pour observer les animaux. On se rend compte très vite de la richesse de la nature canadienne. Les oiseaux (aigle à tête blanche par exemple) sont omniprésents, les écureuils et les biches aussi, on peut apercevoir des phoques, des loutres et avec de la chance, on peut croiser des ours noirs et observer des orques. Nous avons eu la chance de voir beaucoup d’animaux, et même des ours d’assez près, jouant dans une rivière.

Les îles

On peut visiter de nombreuses iles dans les environs de Vancouver. Vancouver Island bien sûr, la plus connue, mais il y en a beaucoup d’autres, plus petites, moins connues donc moins fréquentées et tout aussi charmantes!

Nous nous sommes promenés sur Mayne Island par exemple, ou encore Pender Island (attention, Pender Iland est TRES vallonnée!)

La nourriture

Le prix de la nourriture au Canada est assez comparable à la France, peut-être un peu plus cher. Par contre, il faut faire une croix sur nos grands classiques: pain, fromage, charcuterie, moutarde. Il nous a donc fallu trouver d’autres alternatives, notamment pour les pique-niques et les petits déjeuners. Nous avons ainsi opté pour les wraps aux légumes (galettes de tortillas dans lesquelles nous mettions salade, tomates, haricots crus, concombre, oignon et mayonnaise), le porridge (avoine cuite dans le lait, à laquelle on ajoute fruits frais et fruits secs) et lorsque nous en avions l’occasion, egg on the basket (une tranche de pain de mie revenue dans l’huile d’olive, dans laquelle un trou est creusé pour y mettre un oeuf). Bien entendu, nous avons adopté les mets locaux, burger au barbecue, panckakes, chamallows grillés et s’mores (chamallow et chocolat fondus entre deux biscuits)

Les précautions

Il n’y a pas que pour la nourriture que le Canada diffère de la France. Si chez nous, nous n’avons rien à craindre de plus dangereux que le lapin adulte, au Canada, nous en avons déjà parlé, on trouve des ours, et même, dans certains coins, des grizzlis. Pire que les ours, les forêts canadiennes sont peuplées d’un animal effrayant. Il est vorace, il n’a pas peur de l’homme et il a des griffes acérées. C’est… LE RACOON! (sisi le racoon c’est flippant! plus que le lapin adulte! Et ça fait des ravages!)  Certaines précautions sont donc à prendre.

Premièrement, on protège sa nourriture. Au Canada, nous n’avons pas eu d’autre solution que de hisser nos réserves dans les arbres. La seule fois où nous ne l’avons pas fait (dans un camping plus touristique, nous pensions bêtement être plus en sécurité, nos deux sacoches alimentaires ont été embarquées dans la nuit. Nous avons eu du mal à les retrouver au petit matin, et notre sac à dos était éventré!)

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On ne mange jamais, jamais, jamais dans la tente. Même s’il pleut, même si on a un petit creux dans la nuit (de toute façon la bouffe est dans un arbre, donc…) Un ours a un odorat très fin, inutile de l’attirer là où on dort.

On n’oublie pas de mettre en sécurité tout autre attractif à ours, c’est à dire tout ce qui a une odeur: nécessaire de cuisine, mais aussi savon, dentifrice, anti-moustique!

On fait du bruit quand on se promène en forêt (bon, avec 3 enfants, ça ne nous a pas posé problème, mais on peut aussi trouver de petites clochettes)

On peut s’équiper en spray au poivre. Nous nous en sommes passé, nous ne sommes pas allé en forêt profonde non plus…

La météo

Aloooors, la Colombie Britannique en été, ben c’est pas chaud chaud… Nous avons compris pourquoi les canadiens passent leur temps à faire du feu! Pour autant, ce sont des températures très agréable pour faire du vélo.

Bon allez j’exagère un peu! Nous avons aussi eu de belles journées où nous étions en short et T-shirt, et nous avons même pu mettre nous baigner… Nan, mais sérieux, n’oubliez pas les doudounes (les soirées sont fraiches)!

Il faut aussi compter quelque jours de pluie…

 

Voici notre parcours:

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Et pour vivre ce voyage au jour le jour, vous pouvez consulter cet article.