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Florence... sous un ciel très gris

Attention, chaud devant !

La nervosité grimpe dans les cercles de pouvoir de la troisième économie de la zone euro, l’Italie.

Elle est en proie à un véritable effondrement de son secteur bancaire, susceptible de provoquer l’effondrement d’un projet européen déjà bien vacillant.

L’Italie, ou la France ? Lequel de ces deux pays fera chuter une monnaie unique, l’euro, déjà très mal en point et sous respiration artificielle depuis de bien trop nombreuses années.

En cette année d’élection en France, puis l’année prochaine en Allemagne, il est assez prévisible de dire qu’il ne se passera pas grand-chose sur le front du grand « saut fédéral », et vous devez savoir que soit nous allons vers plus d’Europe, soit l’euro explosera. Soit la survie par beaucoup plus d’intégration, soit la désintégration. Or les Allemands ne voudront jamais payer pour les méchants grecs ou les Italiens dispendieux.

Bref, ne croyez pas que tout soit réglé et que tout va bien. En réalité, nous sommes tous assis sur un volcan. Il menace d’exploser à tout moment.

Le monde change considérablement.

N’hésitez pas à rejoindre la communauté des stratégistes en vous abonnant à ma lettre STRATÉGIES ici. J’aborde aussi bien des sujets patrimoniaux et fiscaux que des problématiques immobilières ou évidemment concernant les revenus et l’emploi. Bref, l’idée c’est de vous permettre d’y voir plus clair, c’est d’alimenter votre réflexion avec comme objectif que vous soyez préparés à affronter les grandes mutations auxquelles nous sommes tous confrontés. Avec ma lettre STRATÉGIES, vous pouvez anticiper et donc vous préparer. Vous aurez aussi accès à tous les rapports y compris celui intitulé « Comment survivre à l’Eurocalypse ». 

Voici donc en exclusivité pour vous, la traduction de ce nouvel article.

Charles SANNAT

Volcan italien !

Dans son discours annuel aux marchés financiers, Giuseppe Vegas, le président du régulateur boursier CONSOB, un parfait initié, a fait un pronostic lugubre. Le QE de la BCE a « réduit la pression sur les pays, comme le nôtre, qui plus que quiconque ont besoin de regagner en compétitivité, en stabilité et en convergence ».

Mais cela n’a pas marché, a-t-il déclaré. Malgré des milliards d’euros d’assouplissement quantitatif, la productivité italienne a continué de baisser par rapport à l’Allemagne, reculant de 30 % durant les deux dernières décennies. Aujourd’hui, l’Italie doit commencer à se préparer au pire de ses cauchemars, à savoir au serrage de vis graduel des politiques monétaires de la BCE.

« L’inflation remonte petit à petit vers la zone de l’objectif des 2 %, tandis qu’aux États-Unis on est en train de serrer la vis monétaire », a déclaré Vegas. Le gouvernement allemand met de plus en plus la pression sur la BCE afin qu’elle commence à réduire son QE avant les élections de septembre.

Tout comme les Pays-Bas, dont les parlementaires ont aujourd’hui mis comme jamais Mario Draghi sur le grill. À la fin de la cession, ils ont remis à Mario Draghi en tant que cadeau de départ une tulipe solaire, un rappel en forme de clin d’œil de la tristement célèbre crise financière hollandaise du milieu du XVIIe siècle créée par la bulle sur les tulipes.

Jusqu’à présent, Draghi et ses collègues de la BCE refusent de plier. Mais avec un bilan qui vient d’atteindre les 38,7 % du PIB de la zone euro, soit 15 points de pourcentage de plus que la FED, la BCE pourrait ne plus vraiment avoir le choix. Comme Vegas le met en exergue, pour l’Italie (et les autres pays dans une situation similaire), cela signifiera devoir faire face à une toute nouvelle situation « dans laquelle il ne sera plus possible de compter sur le support externe des effets de levier monétaires ».

Ce qui risque d’être un problème majeur pour un pays devenu dépendant du soutien extérieur. D’après la BRI, en 2016, les banques internationales, et particulièrement celles allemandes, ont réduit leur exposition à l’Italie de 15 %, soit pour plus de 100 milliards de dollars, et la moitié de cette réduction a eu lieu durant le dernier trimestre de l’année. De son côté, la BCE a déjà réduit ses achats de dette européenne, passant de 80 à 60 milliards d’euros par mois.

Alors que l’appétit pour la dette italienne tombe, les taux obligataires italiens vont grimper. Les seuls autres acteurs du marché semblant encore vouloir et pouvoir les acheter (pour le moment) sont les banques italiennes.

Durant une période de deux mois, les banques italiennes ont augmenté leur portefeuille d’obligations de la zone euro de 20 milliards d’euros. De cette somme, 12,3 milliards ont été alloués à des obligations italiennes, d’après une étude conjointe de la BCE et de Jefferies International. Il s’agit de la plus forte augmentation depuis 2015, ce qui signifie que la détention d’obligations italiennes par les banques locales s’élève désormais à 235 milliards d’euros. Lorsque les taux de ces actifs commenceront à monter, ces mêmes banques, qui dans leur grande majorité sont déjà au bord de l’insolvabilité, devront encaisser de nouvelles pertes.

Il s’agit d’une bombe à retardement financière. Comme le Financial Times l’a récemment rapporté, toutes les solutions qui ont été adoptées pour tenter d’enrayer la crise financière italienne n’ont servi à rien. Cela semble inclure le dernier plan B, qui consiste en bref à titriser des milliards d’euros d’actifs toxiques afin de les disséminer aussi loin que possible, et parmi un spectre d’entités le plus large possible, avec l’assistance des banques de Wall Street. D’après le Financial Times, ce plan piétine déjà.

En attendant, Bruxelles continue de cogiter quant à la façon de gérer le sauvetage de la banque la plus insolvable d’Italie, Monte dei Paschi di Siena, qui vient juste d’annoncer de nouvelles pertes trimestrielles de 169 millions d’euros. D’autres banques majeures, comme Banco Popolare di Vicenza (BPVI) et Veneto Banca, sont dans des situations tout aussi bancales. Une fois de plus, les régulateurs italiens avertissent des dangers découlant de l’application à la lettre des règles de renflouement interne de l’UE.

Dans son discours, Vegas a proposé l’introduction d’un filet de protection de 100 000 € pour les porteurs obligataires, la plupart d’entre eux étant des citoyens italiens ordinaires. Ensemble, ils possèdent pour environ 200 milliards d’euros d’obligations alors que les banques leur avaient dit qu’il s’agissait d’un investissement sûr. Ce qui n’est plus le cas.

« La gestion des crises peut parfois requérir une intervention incompatible avec les mécanismes de Francfort et de Bruxelles », a ajouté Vegas.

Pour faire passer le message, il a proféré une menace à peine voilée en direction de Francfort et de Bruxelles, à savoir celle de la sortie de l’Italie de la zone euro. Une perspective qui ne doit pas être ignorée vu la progression récente du sentiment anti-européen et l’augmentation de la stabilité politique dans la Botte. Il a donc menacé : « Rien que l’annonce d’un retour à la monnaie nationale provoquerait une fuite immédiate des capitaux qui remettrait sérieusement en question la capacité de l’Italie à refinancer sa dette, la troisième du monde. »

Il s’agit de la menace ultime : la souveraineté monétaire, avoir sa propre devise, dans un contexte très difficile. »

Article de Don Quijones, publié le 10 mai 2017 sur WolfStreet.com

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L’automatisation pourrait toucher 40 % des emplois en France

Charles Sannat

16 mai 2017

Ce n’est pas moi qui le dis – même si je vous l’accorde, je le pense très fort – mais la dernière évaluation prospective du cabinet McKinsey sur l’impact du numérique sur le marché du travail qui est reprise par Le Monde dans l’un de ses articles.

Ça va piquer fort !! « Au total, en Europe, les auteurs estiment que ce sont 60 millions d’employés qui sont «robotisables» dans les cinq plus grandes économies du vieux continent » 

Trois analystes de l’institut McKinsey ont cherché à quantifier le pourcentage d’emplois qui pourraient être automatisés en fonction des particularités des économies nationales. Ils ont étudié une cinquantaine de pays, représentant 80 % de la main-d’œuvre dans le monde. Selon les résultats de leur recherche publiés le 12 avril dans la Harvard Business Review, le potentiel d’automatisation serait de 40 % à 55 %, selon les pays. En France, ce sont 43 % des activités de travail qui pourraient l’être.

Ils ont également cherché à évaluer l’impact de cette automatisation sur la productivité dans l’économie mondiale. Ils estiment qu’elle pourrait augmenter la croissance du PIB mondial de 0,8 % à 1,4 % par an, en supposant que les personnes remplacées par l’automatisation continuent à être actives et restent aussi productives. Ce gain de productivité suppose donc que de nouveaux emplois se créent ou du moins que les emplois existants se transforment.

Hahahahahahahahaha la bonne blague !!

On reprend… Je cite, et rigolons tous en cœur à 3 ! 1, 2… et 3 : « Ils estiment qu’elle pourrait augmenter la croissance du PIB mondial de 0,8 % à 1,4 % par an, en supposant que les personnes remplacées par l’automatisation continuent à être actives et restent aussi productives. »

Pour ceux qui n’ont pas compris, je traduis…

Il va y avoir tout plein de croissance à condition que les personnes virées continuent à travailler autant qu’avant en restant tout aussi productives hahahahahahahaha !

Hahahahahahaha !

Hahahahahahahaha !

Mes amis, pour garder le moral, il faut rire 20 minutes par jour d’après les médecins…

Hahahahahahaha, là, pour aujourd’hui, c’est bon.

Évidemment, j’ai une appréciation un peu différente de l’avenir, et nos 7 millions de chômeurs sans oublier nos 11 millions de pauvres également.

Préparez-vous mes amis, c’est très important, formez-vous, investissez dans les outils de votre liberté.

Charles SANNAT

Source Le Monde ici 

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A l’opposé des discours rances, panorama de cette France qui tente de prendre soin des réfugiés
By Olivier Favier

La xénophobie va bon train en France, faite de petites phrases antimigrants et de grands discours sur le déclin. Loin de ce sordide concours médiatisé, des dizaines de milliers de personnes font acte de solidarité concrète vis-à-vis des réfugiés et des exilés, quelles que soient leurs origines et les raisons de leur arrivée ou de leur passage en France. Une solidarité qui s’exprime aussi bien par l’implication dans les grandes associations d’entraide, des actions locales bénévoles ou des engagements (…)


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October 5, 2015 at 06:00AM
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« Solutions climat » : entrez dans la grande foire du greenwashing et du lobbying
By Olivier Petitjean

Agenda des solutions, trophée des solutions, galerie des solutions, temps des solutions… Il sera beaucoup question de « solutions » au début du mois de décembre, lorsque Paris accueillera la 21e Conférence sur le climat organisée dans le cadre des Nations unies, la COP21. « Venez vivre l’expérience climat », et entrez dans le monde de l’optimisme préformaté, où chaque entreprise vient vendre ses solutions pour le climat, à grand renfort de publicité et de greenwashing. Et avec la bénédiction de l’État (…)


Décrypter

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October 2, 2015 at 06:00AM
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