Nouvelles en France

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Le Premier Ministre publie aujourd’hui une tribune dans Le Monde, détaillant son programme pour les six mois à venir. Déjà, c’est un événement suffisamment rare pour le noter : d’ordinaire, les PM s’abstiennent de faire trop de bruit, surtout hors période de cohabitation. C’est dire un peu la panique qui règne à Matignon et à l’Elysée, alors que les sondages continuent de s’effondrer (seulement 35% et 37% d’opinions favorables pour MM. Hollande et Ayrault à la mi-décembre).

Comme le veut le genre, le papier est un classique de langue de bois sous des abords d’élan lyrique. Après un bref rappel de la situation actuelle (pas brillante), M. Ayrault fait une vague référence dédaigneuse aux politiques proposées par les autres partis, qu’il schématise comme soit renier l’héritage de la Révolution Française (comme si la liberté ne faisait pas partie de la Déclaration des Droits de l’Homme…), soit faire un Grand Bond en Arrière.

Puis il explique qu’en gros, il va tout faire pour que rien n’ait besoin de changer. Un indice pour vérifier la mollesse de ce programme : comptez le nombre de « mais » dans le texte.

Un passage particulièrement éclairant :

Oui, les Etats européens doivent s’entendre sur des règles sociales et fiscales communes, et mener une politique de croissance à l’échelle du continent : le président de la République et le gouvernement s’y emploient.

En clair : le gouvernement aimerait bien que tous les autres pays augmentent leurs impôts (les « règles fiscales communes »), dépensent davantage (la « politique de croissance ») et rendent leur droit du travail moins flexible (les règles sociales communes), parce qu’ainsi tout le monde serait moins compétitif et la France n’aurait pas besoin de se réformer.

C’est évidemment absurde :comme le faisait remarquer Wolfgang Schauble (Ministre des Finances allemand) il y a quelques années, quand le Bayern Munich gagne la Coupe d’Europe, aucun autre club ne vient réclamer qu’on attache les pieds de ses joueurs pour qu’ils soient moins forts. Le sport, l’économie, la vie, ce ne sont pas des loteries mais des compétitions, et c’est comme ça.

Qui plus est, les autres gouvernements européens ne sont pas responsables devant MM. Ayrault et Hollande, mais devant leurs propres électeurs. Si le Premier Ministre n’est pas content, il peut aller tenter de faire campagne dans les pays concernés, et voir s’il a du succès.

Ou alors, plus simplement, il pourrait balayer devant chez lui.

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Il y a quand même le germe d’un embryon de réalisme dans la tribune de M. Ayrault, qui finira peut-être par l’amener à accepter le vent de la réforme (s’il n’est pas éjecté avant, ce qui est malheureusement probable).

…la dépense publique a perdu de son efficacité : elle est passée en cinq ans de 52 à plus de 56 % de la richesse nationale, sans que notre niveau de vie ait progressé. L’endettement affaiblit notre souveraineté en nous soumettant aux exigences des marchés financiers, il reporte une charge insupportable sur les générations futures, et il nous prive de moyens…

56%, c’est désormais davantage que la moyenne des pays scandinaves, que nos économistes regardaient autrefois comme un cas étrange, le dernier point d’eau avant le désert soviétique (et encore aujourd’hui, les seuls États qui contrôlent plus de 60% de leur économie sont soit faillis, comme le Zimbabwe, soit communistes et quasi-faillis, comme la Corée du Nord ou Cuba). À l’époque (il y 10-15 ans !), l’État français était encore en dessous des 50%.

Mais voilà : d’un côté, ni Mitterrand, ni Chirac, ni Sarkozy, ni désormais Hollande n’ont véritablement cherché à diminuer le poids de l’État, alors que pendant ce temps — et c’est M. Ayrault qui le note :

N’oublions pas non plus que d’autres pays s’en sortent mieux que nous : les pays scandinaves et l’Allemagne ont surendre leur appareil économique plus performant.

Eh oui. Et c’est donc à eux que vous voulez demander de faire machine arrière, M. Ayrault ?

Langue de bois et creux pompeux. Comme toujours, la vérité est ailleurs.

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harbin1

Nous sommes donc partis le soir en train couchettes de Pékin en direction du Nord. Au bout de 12h de trajet et très peu d’heures de sommeil (ponctué par les ronflements, toussotements et bruitages de Super Mario…) nous sommes finalement arrivés à Harbin !

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Le monde entier a fait la fête lundi soir

Célébration du nouvel an le 1er janvier 2013 à Key West en Floride aux Etats-Unis

CELEBRATION – Chaque pays a célébré le passage en 2013 à sa manière…

Entre feux d’artifices, concerts et libations, le monde a fêté l’arrivée de 2013 avec l’annonce d’un accord arraché in-extremis aux Etats-Unis sur le «mur budgétaire» écartant dans l’immédiat le spectre d’une nouvelle récession.A New York, un million de personnes ont salué sur Times Square le début de la nouvelle année avec la traditionnelle descente d’une boule de cristal multicolore, pendant 60 secondes, jusqu’à minuit, le long d’un pylône.

Les festivités avaient été précédées de peu par l’annonce d’un accord budgétaire avant minuit entre la Maison Blanche et ses adversaires républicains, permettant d’envisager aux Etats-Unis d’éviter de justesse la cure d’austérité forcée du «mur budgétaire» et la hantise d’une nouvelle crise économique internationale.

Feu d’artifice de 16 minutes à Rio

A Rio de Janeiro, un feu d’artifice de 16 minutes devait être visible depuis la plage de Copacabana, où plus de deux millions de personnes, Cariocas et touristes, étaient attendues.

Auparavant, à Londres, le feu d’artifices spectaculaire tiré du London Eye acclamé par 250.000 spectateurs a clôturé une année 2012 riche en évènements, avec les Jeux olympiques et le jubilé de la reine.

En Allemagne, plus d’un million de personnes ont célébré dans la nuit de mardi le passage à la nouvelle année, devant la Porte de Brandebourg à Berlin, théâtre d’un gigantesque show musical «Welcome 2013» assuré par plus de 260 artistes, selon les organisateurs.

A Rome, quelque 300.000 personnes ont assisté à un concert au centre-ville.

Des milliers de personnes sur les Champs-Elysées

A Paris, des milliers de personnes ont convergé sur les Champs-Elysées malgré la pluie et le vent. Les touristes de passage regrettaient toutefois l’absence d’attractions, de musique ou d’animation, et surtout de feu d’artifice.

En Espagne, de nombreux Madrilènes, peu découragés par le froid, la pluie et la récession, se sont rassemblés à la Puerta del Sol, une grande place de la capitale espagnole, pour fêter le passage à l’an 2013 avec un verre de vin et beaucoup de bonne humeur.

En Autriche, la tradition a été respectée avec l’ouverture de la saison des bals viennois. Plusieurs milliers d’invités, en majorité des touristes étrangers, ont dansé en habit de soirée dans les salons majestueux de l’ancien palais impérial.

Les festivités européennes avaient commencé en Russie, avec un feu d’artifice sur la place Rouge à Moscou, dans la foulée des célébrations en Asie.

Kylie Minogue a dit «Bonne année» à Sydney

Devant des centaines de milliers de personnes, c’est la chanteuse pop Kylie Minogue qui a appuyé sur le détonateur pour le traditionnel feu d’artifice de sept tonnes de poudre qui embrase le ciel chaque année dans la baie de Sydney, illuminant son célèbre opéra en forme de voiles marines.

>> Diaporama: Les festivités du Réveillon de la nouvelle année en images par ici

Trois heures plus tard, Hong Kong prenait le relais avec un festival étincelant de huit minutes sur le front de mer, sur fond de gratte-ciel, acclamé par une foule estimée à environ 100.000 fêtards.

Pyongyang, capitale d’une Corée du Nord appauvrie, où le jeune Kim Jong-Un a récemment fêté sa première année au pouvoir depuis la mort de son père, n’était pas en reste et a marqué l’arrivée de 2013 avec un feu d’artifice dans le but de «donner de la confiance et de l’espoir en un avenir meilleur», selon l’agence officielle KCNA.

Toujours en Asie, des milliers d’habitants de Shanghai, la grande métropole chinoise, se sont rassemblés sur les rives du Huangpu pour assister au compte à rebours sous la forme d’un film en 3D projeté sur une façade d’un bâtiment historique du célèbre Bund.

Au Japon, les familles se sont rendues dans les temples avant de s’installer devant la télévision pour assister à l’émission de fin d’année «Kohaku Uta Gassen» vue par 40% des Japonais.

Au Timor Oriental, la nouvelle année a une saveur particulière puisque la force internationale de l’ONU se retirait officiellement lundi de ce «confetti» du Pacifique dix ans après l’indépendance.

Une première en Birmanie

Pour la première fois, la Birmanie bouddhiste, sortie de décennies d’isolement à la faveur de la transition démocratique en cours, fêtait l’événement avec un spectacle pyrotechnique à Rangoun.

A Dubaï, une explosion de couleurs tirées depuis le Burj Khalifa, la plus haute tour du monde, a illuminé le ciel au passage de la nouvelle année. D’immenses gerbes de feux d’artifice ont fait scintiller la tour de verre et d’acier de 828 mètres de haut, dans une chorégraphie accompagnée par l’orchestre philharmonique de Prague.

En Inde cependant, toutes les manifestations liées au Nouvel An ont été annulées en raison de l’onde de choc provoquée par le viol collectif d’une étudiante qui a succombé à ses blessures, dernier exemple en date des violences faites aux femmes dans ce pays.

Fête annulée également à Caracas en raison des dernières nouvelles inquiétantes sur l’état de santé du président Hugo Chavez, après une quatrième opération de son cancer dans un hôpital de La Havane.

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Tous ceux qui ont eu l’occasion de visiter l’Irlande le savent : les Irlandais cultivent naturellement le plaisir de l’accueil.
Toutefois, avec l’enrichissement rapide de ces dernières années, les mentalités ont changé. Heureusement, l’âme celtique a beau avoir ses faiblesses, elle n’est pas soluble dans l’argent. Simplement, ce n’est pas en voyageant de ville en ville que vous la découvrirez : il faudra parcourir les recoins de l’île, visiter les villages cachés et les péninsules sauvages, pour trouver, au détour d’un Gaeltacht (zone où l’on parle la langue gaélique), la vraie chaleur humaine de la verte Érin.
Si l’Irlande est restée autant humaine, c’est sans doute parce qu’elle a beaucoup souffert autrefois. Ce pays magnifique, où les paysages ressemblent à des gravures romantiques du XIXe siècle, est peuplé de fantômes. Vous serez confronté à ce passé toujours présent dès le premier pub, à la première chanson.
C’est cela, l’Irlande d’aujourd’hui : une économie libérale en crise après avoir été florissante, un pays jeune (25 % des habitants ont moins de 15 ans) et moderne.
Si la mentalité, autrefois très conservatrice, s’est assouplie, l’Irlande reste un pays de valeurs fortes, de contrastes, voire de contradictions. Le soleil brille à travers la pluie, les ballades tristes débouchent sur des gigues déchaînées… Et si, de la plupart des contrées que l’on visite, on rapporte des souvenirs, c’est plutôt un peu de soi-même qu’on laisse en Irlande… Car, peu importe sa patrie, l’Irlande est celle du cœur.

Dublin (Baile Átha Cliath)

Dublin vous enchantera par sa dimension de capitale à taille humaine. Il faut arpenter la ville à pied, faire des emplettes sur O’Connel Street, boire des Guiness dans Temple Bar. Rien n’est jamais très loin dans ce centre historique où se côtoient quartiers flambant neufs, entrepôts délabrés des bords de la Liffey, grands magasins, ou encore ruelles qui paraissent jaillir du XIXe siècle. Dublin est une ville à part, prenez le temps de la découvrir…

Christ church

Connemara

Le Connemara, situé à l’ouest de l’Irlande, est mythique : la culture et les coutumes gaéliques y sont admirablement préservées. Le paysage composé de tourbières, de landes et de champs de moutons en enchantera plus d’un. Le Connemara évoque un perpétuel matin de « petite bruine » : les randonneurs seront comblés.

Belfast (Béal Feirste)

Belfast est la « capitale » de l’Irlande du Nord. Elle n’est pas une « belle » ville de par sa vocation industrielle et commerciale, mais elle a néanmoins beaucoup de charme. Elle possède de beaux musées, une vie universitaire assez agitée (visitez notamment la Queen’s University), une scène culturelle assez importante. Belfast livre ses secrets et son charme à ceux qui prennent le temps de l’écouter.

Achill Island (Oléan Acla)

Achill Island est la plus grande île irlandaise, reliée à la terre par un pont. Vous y verrez les plus hautes falaises d’Europe ! Superbe côte déchiquetée que l’on peut découvrir en voiture. L’intérieur de l’île est composé de lande désolé et de collines dénudées aux tons fauves, jaunes ou roux, typiques de cette partie de l’Irlande. Photographes, vous apprécierez les brusques changements du ciel. Randonneurs, ce sera un paradis pour vous.

Giants’ Causeway (La Chaussée des Géants)

La Chaussée des Géants est une impressionnante curiosité naturelle inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, nichée sur la côte nord et constituée de 40 000 colonnes prismatiques de basalte. Ces colonnes sont composées de blocs compacts, formant des escaliers et même un amphithéâtre à gradins. Elles sont exactement ajustées, ne laissant entre elles aucun interstice. La régularité de leur disposition est par endroits si parfaite qu’elle semble avoir été artificiellement provoquée.

Cliffs of Moher (les falaises de Moher)

Les Cliffs of Moher rappellent les falaises d’Etretat mais dans un aspect beaucoup plus dramatique de par leur couleur noire. Le coin est particulièrement sauvage : allez-y tôt le matin ou tard le soir, la lumière est saisissante. Des petites promenades aménagées permettent de longer les Cliffs of Moher. Mais attention, restez bien sur la route.

Péninsule de Dingle

La péninsule de Dingle est un vrai morceau de beauté sauvage. Nous vous recommandons d’y faire un détour. Une chaîne de montagne aride et des collines rocheuses tombent brutalement dans la mer. De multiples sentiers de randonnées sillonnent la péninsule et font découvrir aux randonneurs des petits lacs d’altitude. Le col de Connor est des plus beaux sommets à gravir de la péninsule de Dingle.

CORK

Capitale économique et culturelle du comté éponyme (au sud-ouest de l’Irlande), Cork n’a rien à envier à Dublin. Ce qu’elle concède en quantité, elle le rattrape par la qualité. Chaque année, la ville accueille des festivals de musique, de cinéma et de littérature de renommée internationale. Ce dynamisme est aujourd’hui récompensé : Cork succède à Lille et Gênes comme capitale européenne de la culture. Elle a obtenu ce titre face à des concurrents aussi sérieux que Prague, Madrid et Copenhague. Même si avec 120 000 habitants, Cork est la plus petite ville à recevoir cet honneur, il s’agit bien pour elle d’une entrée dans la cour des grands.

Ring of Kerry

Le Ring of Kerry est certainement la plus populaire des péninsules irlandaises. Vous serez surpris de tous les contrastes qui s’offrent à vous à chaque virage. Vous passez de vallées de sapins à des landes immenses. En arrivant sur la côte, le Ring of Kerry vous offre de superbes baies qui découpent des bords de mer déchiquetés.

 

Îles d’Aran (Oileáin Árann)

Les Îles d’Aran : elles sont sans doute le dernier refuge de la mythologie irlandaise. Rochers balayés par des vents violents et assommés par d’impitoyables vagues. Ici, la terre, on l’a créée ! Pendant des siècles, hommes et femmes d’Aran creusèrent des sillons dans la roche et le calcaire pour y mêler algues et sable. En pourissant, elles fournirent l’humus où poussèrent ensuite pommes de terre et belle herbe grasse. On ne trouve nul pays au monde ayant construit tant de murs. Les gens qui habitent ici ne ressemblent pas à ceux de l’autre grande île pourtant toute proche. Ces paysans-pêcheurs portent sur leurs visages l’âpreté de leur lutte contre les éléments, la fierté de maintenir intactes leurs traditions.

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