Il n’échappe a personne que 2012 se termine bien mieux qu’elle a commencé. Le tournant de l’année économique se situe au mois de Juillet, lorsque le président de la banque centrale européenne (BCE) a annoncé qu’il ferait « tout » pour sauver l’euro. Cette petite phrase sans prétention a changé la perception du marché du jour au lendemain. Parce que « tout » cela voulait surtout dire utiliser la planche a billet. Ce que les autres banques centrales du monde ont pratiqué avec vigueur depuis le début de la crise pour relacher la pression sur le financement des Etats, la BCE s’y était toujours refusé, en vertu des « regles » qui l’en empechait, comme les allemands dogmatiques aimaient a le rapeller.

A ce jour, la BCE n’a pourtant rien fait de plus. Mais le choc psychologique a gagné un temps conséquent aux pays membres de l’eurozone pour remettre leur maison en ordre. La Grece, pour la premiere fois, semble en mesure d’atteindre un objectif (a savoir une dette a 124% du PIB d’ici 2020). Le Portugal et l’Irlande ont stabilisé leur récessions. L’Espagne qui n’est pas au bout de ses peines peut désormais appeller la BCE a l’aide si besoin est. L’Italie dont l’executif est fragile, est encore un soucis.

La chance de l’europe c’est le redémarrage des USA et de la Chine qui se profile en 2013, et qui devrait tirer la croissance du vieux continent, ou du moins limiter la recession. Au dela, les problemes ne sont pas résolus. L’austérité va continuer. Il est difficile de voir comment l’europe échappera au sors du Japon des années 90/2000 d’une longue période de stagnation.