Cette froidure affreuse d’heure

En heure a perdu de son charme ;

Le marcheur le plus bravache arme

Son pas de fâcheuse raideur

 

En écumant cette fadeur

Qui lève de vaines alarmes

Des coins de ses lèvres en larmes

Qu’il étouffe comme un rôdeur ;

 

C’est que la plaine est bien trop dure

Mais entre les flancs érodés,

En mille flammèches dardées

Fume un fantasme de verdure ;

 

Franchie, la fugace soudure,

Nuit crue de ces blancheurs brodée ;

Ennui de charmes dénudés ;

Cette froideur diffuse dure.