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D’une façon ou d’une autre, c’est encore l’affaire Cahuzac qui est largement commentée ce matin dans les quotidiens… Avec la reprise par Libération d’une rumeur sur un possible nouveau scandale, touchant cette fois Laurent Fabius.

D’après Plenel, c’est une rumeur infondée…Libération, le journal  d’Édouard de Rothschild et BHL à été dépassé par l’affaire Cahuzac et chercherait à se rattraper, quitte à publier n’importe quoi !

Ce qui appuie ma thèse de conflit interne au sein de la  » synagogue « …

Le papier que j’ai publié hier exposait les vrais motifs….(confirmé par médiapart)

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Un dessin d’abord qui résume cruellement les ravages de l’affaire Cahuzac dans l’opinion…

Il est signé Charb dans L’Humanité. On y voit un coffre-fort qui se prélasse sur un transat dans une île paradisiaque, avec cette légende : « socialiste en vacances aux Bahamas », et ce commentaire du coffre-fort lui-même : « tout ça est parfaitement légal ». Dessin qui fait allusion aux derniers épisodes de l’affaire Cahuzac en Suisse où des médias ont affirmé ce week-end que l’ex-ministre du Budget aurait tenté de placer non pas 600 000 mais 15 millions d’euros sur un compte suisse en 2009.

600 000 ou 15 millions d’euros, l’effet reste le même : ravageur. Un seul ministre est en cause, mais pour Philippe Waucampt dans Le Républicain Lorrain, par effet de blast comme disent les pompiers habitués des feux d’enfer, par effet de blast, c’est l’ensemble du gouvernement qui est carbonisé, et derrière lui, tout le personnel politique calciné.

C’est aussi ce que Le Figaro retient à la Une, c’est que la rupture s’amplifie entre les Français et leurs élus… 

Selon un sondage OpnionWay publié par Le Figaro, une large majorité de Français estiment que leurs élus sont « plutôt corrompus ». Alexis Brézet, le directeur des rédactions du Figaro, parle de « cette colère qui gronde… »

Mais il estime aussi qu’il ne faut pas se tromper en faisant du seul Jérôme Cahuzac un bouc émissaire politique et en faisant de la seule évasion fiscale la responsable de tous les maux économiques. Pour Alexis Brézet, sans minimiser la portée du scandale Cahuzac, mais en se plaçant sur le seul terrain de la morale, la droite comme la gauche s’interdisent de traiter les causes profondément politiques d’une lame de fond qui risque de tout emporter.

Pour comprendre ce qui se joue dans les profondeurs du pays, Le Figaro estime qu’il faut replacer cette colère qui gronde dans le temps long, celui de la mondialisation et de l’incapacité des dirigeants politiques, de gauche comme de droite, à y faire face. Si Le Figaro ne se prive pas d’instruire au passage le procès de la politique de François Hollande, il pointe aussi un échec global de la classe politique, échec qui dure depuis 30 ans et qui alimente plus que jamais cette « colère qui gronde ».

Colère que traduit avec d’autres mots le directeur de l’Humanité Patrick Le Hyaric , quand il parle d’une « putréfaction avancée qui est en cours ».

Une crise globale, et Le Républicain Lorrain résume le casse-tête de François Hollande, qui après moins d’un an de pouvoir en est à gérer « simultanément le tournant de la rigueur de 1983 et le traumatisme des scandales financiers de 1993″.

Et justement, comment François Hollande va-t-il faire face, la question est aussi évoquée par la presse…

« Ce que prépare Hollande », c’est la Une du Parisien et d’Aujourd’hui en France. Remaniement ou opération mains propres, ou un peu des deux, il paraît qu’à l’Elysée on a phosphoré tout le week-end pour trouver la bonne formule pour sortir du piège de l’affaire Cahuzac. En espérant souligne Le Parisien que de nouvelles révélations ne viennent pas noircir le tableau.

C’est raté : ces nouvelles révélations à venir, elles sont évoquées par Libération

C’est ce matin la cerise amère sur le gâteau du scandale : un ministre  dément par la voix de son avocat « toutes les rumeurs qui circulent » et il « assure qu’il n’a jamais eu de compte en Suisse, ni dans aucun paradis fiscal ». Ca ne vous rappelle rien ? C’était plus ou moins le début de l’affaire Cahuzac, sauf que le ministre dont il est question, cette fois, c’est Laurent Fabius.

D’où le titre à la Une de Libération : « Le cauchemar continue ». Après le scandale Cahuzac, le démenti de l’avocat de Laurent Fabius est donc à lire dans Libération qui parle d’un « vent de panique » à l’Elysée. Et même selon un conseiller ministériel, on est « au-delà de la panique, on est tétanisé ».

Y-a-t-il vraiment une information qui justifie cette « panique » et ce titre de Libération ? L’information entre-guillemets, des gros guillemets, c’est queMediapart s’apprêterait à faire de nouvelles révélations. C’est donc ce qu’on appelle une rumeur : Laurent Fabius après Jérôme Cahuzac. SurMediapart, aucune trace de ces révélations.

Libération
 évoque seulement deux éléments tangibles, là encore entre-guillemets : le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi a rencontré Laurent Fabius ce week-end pour confronter ses informations avec la version du ministre des Affaires étrangères. Et une autre ministre, Cécile Duflot, a déjeuné à titre privé avec le fondateur du site Mediapart Edwy Plenel.

Deux signaux fragiles, deux étincelles ténues qui suffisent ce matin à allumer la mèche d’un autre possible scandale.