Comme cela n’a pas été dit durant la campagne électorale, la France est dans la mondialisation.

La mondialisation présente des avantages. Les biens et les personnes circulent plus facilement, et du moment que l’on parle plusieurs langues, tout devient possible.

Au pire, on va dans les pays francophones comme certains.

Et l’information circule plus librement. En particulier, il est plus facile d’avoir une information contradictoire.

Le phénomène a été amplifié par l’arrivé d’Internet, et j’utilise sans état d’âme le logiciel libre.

Or, la mondialisation a un revers de la médaille: la concurrence entre les différents pays de la planète est plus sévère.

Et si on trouvait des martien, il y aurait du commerce entre la terre et mars.

 

Le problème est donc le suivant: la France ne peut pas tirer son épingle du jeu dans la mondialisation. Elle est trop chère et ses produits ne sont pas les meilleurs.

En Octobre 2012, le déficit était de 4,685 milliards d’euros.

Au lieu de ça, Panem et Circenses.

On jette les boucs émissaires à la vindicte populaire, les riches et la finances pour les uns, les immigrés et les chômeurs pour les autres.

En fait, cela permet de masquer le manque de vision économique, la lâcheté et la démagogie de l’UMPS qui ne font qu’une politique de la demande.

L’idée est de financer par des fonds publics, diminutions d’impôts pour les uns, augmentation de la dépense publique pour les autres, le pouvoir d’achat des ménages.

Le problème est que cette politique a, dans le contexte actuel, que des inconvénients.

Le premier est de créer du déficit de fonctionnement. Pour un ménage, ça reviendrait à s’endetter pour payer le chauffage. Cela revient à s’endetter pour ne rien produire.

Le second inconvénient est qu’elle est injuste. Comme l’état a des moyens limités, ce n’est pas tout le monde qui en profite.

Enfin, comme la France n’est pas compétitive et a un appareil productif dégradé, les ménages achètent les produits de nos concurrents. En gros, on fait du déficit publics, qui à terme bousille notre service public, notre pacte social, pour développer nos concurrents.

 

Quelle doit être la politique alternative?

Il y en a deux possibles.
La première part du principe que l’on est en économie ouverte. Il faut donc passer en économie fermée. C’est le choix de Mélenchon et de Le Pen.

Je pense que le modèle peut fonctionner, il s’appelle la Corée du Nord.

Or, la population est très pauvre, n’a pas d’assesseur social. C’est inégalitaire, et il n’y a pas de liberté.

Je rappelle que le socialisme, selon Schumpeter peut fonctionner, mais il est de fait inégalitaire. Il est donc contre l’aspiration de l’homme: l’égalité.

Donc il faut une solution qui permet de préserver la liberté et l’égalité, la démocratie en somme.

C’est pour cela que la seconde solution, mise en avant par François Bayrou, était de jouer le jeu de la mondialisation.

Pour cela, on fait une politique de l’offre. L’idée est d’améliorer l’appareil productif afin de prendre des marchés à l’international.

On est dans la vision de Schumpeter de l’économie et de la destruction créatrice.

 

Seulement voilà, on a eu un second tour UMPS, Hollande a été élu, et François Bayrou avec 9% retourne avec sa pelle et son seau.

Pour justifier ou abandonner ses promesses de campagne, Hollande a demandé des rapports.

Ils ont tous été dans le même sens.
Je pense à la cour des comptes ou au rapport Gallois.

 

Aujourd’hui, c’est le FMI.

On peut en particulier lire «Le FMI souligne en effet que la faiblesse de l’activité dans la zone euro et l’aggravation continue du déficit de compétitivité depuis dix ans sont les principaux obstacles à la croissance française».

Par ailleurs, le FMI ne croit pas que le gouvernement ramènera en dessous des 3% du PIB  le déficit public en 2013.

Le FMI a certes revu ses estimations de croissances pour 2013 à la hausse (+0,4%) là où le gouvernement reste à +0,8%.

De toute façon, le gouvernement se rassure avec des estimations de croissances surélevé pour ne pas avoir à prendre les décisions douloureuses.

Ça marche bien, car le gouvernement est impopulaire…