Arnaud Montebourg préfère le gaz de houille au gaz de schiste

Source: l’usine nouvelle Par Julien Bonnet –

Publié le 04 février 2013, à 17h45

Arnaud Montebourg lors des Assises de l'industrie 2012

© Pascal Guittet pour L’Usine Nouvelle

Le ministre du Redressement productif a présenté le gaz de houille comme « un gaz made in France », à même de réduire la facture énergétique des industries chimiques.

A l’occasion d’une réunion à Lyon du Comité stratégique de la filière chimie-matériaux, Arnaud Montebourg a présenté le gaz de houille comme « un gaz made in France », capable de réduire la facture énergétique des industries chimiques.

Cette réunion était destinée à examiner le « contrat de filière » fruit d’une élaboration entre les industriels, les partenaires sociaux, les parlementaires, les pôles de compétitivité et l’Etat. Ce dispositif vise à à consolider un secteur industriel qui emploie aujourd’hui quelque 400 000 salariés. La signature de ce « contrat de filière » est attendue pour le mois de juin.

Parmi les dix actions dont ce contrat préconise la mise en oeuvre figure l’approvisionnement à prix compétitifs en gaz et électricité des industries chimiques, grandes consommatrices d’énergie, afin d’éviter « le risque de délocalisation vers des pays où le prix du gaz est très bas », a expliqué le ministre.

« Un gaz en marinière, qui pourrait assurer à la France entre 5 et 10 ans de consommation »

Une des pistes retenues est l’extraction du gaz de houille. Arnaud Montebourg l’a présenté comme « un gaz made in France, un gaz en marinière en quelque sorte, qui pourrait assurer à la France entre 5 et 10 ans de consommation ». Il a souligné que ce gaz, contrairement au gaz de schiste, peut s’extraire sans recourir à la fracturation hydraulique, ce que confirment les experts interrogés par L’Usine Nouvelle. Le ministre a cependant assuré que le gouvernement entendait poursuivre les études sur des techniques d’extraction alternatives à la fracturation hydraulique, plus respectueuses de l’environnement.

L’écologie industrielle et l’amélioration du recyclage des plastiques doivent en outre permettre à l’industrie chimique de devenir « une chimie d’origine végétale et écologique au lieu d’une chimie d’hydrocarbures », a présenté Arnaud Montebourg. Il a évoqué notamment l’objectif de « remplacer les 90% de sacs plastiques à base d’hydrocarbure, aujourd’hui importés d’Asie, par 100% de sacs produits en France et recyclables ».

Julien Bonnet