On en parle de plus en plus, l’ambiance autour du projet de loi du mariage homosexuel semble « libérer la parole homophobe ». Une association anti-homophobie dit avoir vu ses appels augmenter depuis novembre 2012, une autre affirme que les agressions (physique, écrite ou verbale) homophobes ont augmenté.

Qu’est-ce que l’homophobie ?

Il est bien difficile de répondre à cette question de manière tranchée, car ce néologisme a été créé en référence à des phobies psychologiques classiques, telle que la claustrophobie ou l’agoraphobie, et ses créateurs (Smith et Weinberg) l’ont toujours considéré, jusque dans des interviews récents, comme une maladie psychologique.

Il a ensuite pris une dimension sociologique, et sa définition va du rejet des personnes homosexuelles jusqu’au rejet de l’homosexualité (définition de SOS homophobie) Les deux définitions sont différentes puisqu’une rejette la personne en tant que ce qu’elle est, l’autre rejette ses actes et la place qu’ils peuvent prendre dans la société.

L’homophobie aujourd’hui

Le projet de loi du « mariage pour tous », nous le voyons bien, suscite des actes homophobes avérés, mais voit également l’homophobie devenir un anathème qui limite le débat qu’est censé