© photo news.
Selon les chiffres actuellement disponibles et qui ne sont pas encore définitifs, le budget 2012 se clôturera avec un déficit de 2,96% du Produit intérieur brut (PIB), soit juste sous la barre des 3%. Quant à la dette, elle se situera sans doute à 99,7%.
Les ministres du Budget, des Finances, des Affaires sociales, Olivier Chastel, Steven Vanackere et Laurette Onkelinx, ont présenté jeudi matin les résultats actuellement disponibles du budget 2012.
Il en ressort que la Belgique ne respecte pas tout à fait le programme de stabilité, qui prévoyait 2,8% du PIB. Mais malgré tout, les trois ministres ont marqué leur satisfaction devant le résultat, soulignant que le déficit est resté sous le taux symbolique de 3% fixé par l’Union européenne pour ne pas tomber sous la procédure de déficit excessif.
Le résultat est surtout dû à un déficit de 2,6% pour l’entité I (pouvoir fédéral) contre les 2,4% prévu dans le plan de stabilité.
Quant à la dette, elle a augmenté de 1,9% par rapport à 2011 et s’établit à 99,7% du PIB. La progression est notamment due à l’augmentation des garanties données dans le cadre du mécanisme de stabilité européen (1,5%) et à la recapitalisation de Dexia (0,8%), alors que le remboursement anticipé par la KBC de sa garantie a permis de réduire la dette d’un peu plus de 1%.
Le ministre des Finances a indiqué que lors de la rédaction du budget et du contrôle budgétaire, le gouvernement avait misé sur 2,8%, afin de pouvoir rester sous la barre de 3%. La différence entre le résultat budgétaire tel que prévu et les chiffres budgétaires s’expliquent par 332 millions d’euros de dépenses supplémentaires et 318 millions d’euros en moins par rapport aux recettes estimées.
Ces résultats budgétaires sont importants notamment parce qu’ils ont permis à la Belgique de retrouver la confiance des marchés, ont souligné les trois ministres. “C’est une performance”, a dit Mme Onkelinx. (…)
Sources from 7sur7.be