Casa Grande Historical Society's building

Casa Grande Historical Society’s building

Depuis notre retour en Arizona, nous vivons une vague de froid que les résidents n’avaient pas vue depuis plusieurs décennies. C’est l’fun de savoir que nous vivons des moments exceptionnels, uniques, rares, lors de notre séjour en Arizona. Nous nous considérons très chanceux  😉 de goûter à ça et de partager cet événement météorologique avec les «Arizoniens».

Lors d'une randonnée matinale, au Casa Grande Mountain Park.

Lors d’une randonnée matinale, au Casa Grande Mountain Park.

Dans le froid glacial de ce matin de janvier, on se surprend de se retrouver dans ce décor de cactus.

Dans le froid glacial de ce matin de janvier, on se surprend de se retrouver dans ce décor de cactus.

Je demeure toujours ébloui.

Je demeure toujours ébloui.

Il fait froid à Casa Grande. Depuis plus d’une semaine, il gèle la nuit à Casa Grande. Pas des petites gelées, du vrai gel : -8° C pendant toute la nuit, entre 22h et 8h00 le lendemain matin, six ou sept nuits de suite ; ça magane une plate-bande ; ça désoriente pas mal les gens d’ici qui ne savent pas vraiment quoi faire pour se protéger du gel ; ça pète des tuyaux ; ça transforme des trottoirs en patinoires ; ça rappelle à plusieurs propriétaires que leurs maisons ne sont pas construites pour faire face à ces basses températures et que leurs systèmes de chauffage ne sont pas tout à fait adéquats. À la télévision, on informait les gens sur les précautions qu’il fallait prendre pour se prémunir contre les effets «surprenants» et «dévastateurs» de ces gels répétitifs et de longues durées.

Ce que je vois dans cette image, c'est le bleu du ciel et cette lumière qui nus fait tellement de bien.

Ce que je vois dans cette image, c’est le bleu du ciel et cette lumière qui nous fait tellement de bien et dont on a tellement besoin.

Nous, les gens du nord, ici appelés les «snow birds», habitués aux «véritables» rigueurs de l’hiver, regardons (et vivons) tout ça avec un petit sourire en coin, trouvant les autochtones passablement démunis face à des conditions climatiques assez «ordinaires». Mais, on a beau avoir le sourire, on a quand même l’air pas mal fin de ne pas avoir apporté nos bonnes vieilles «combines», ou à tout le moins des vêtements suffisamment chauds pour faire face à des températures variant entre -8° C, la nuit, et à peine 10° C, le jour.

Qui aurait pu prévoir?

Entre Casa Grande et Tucson, il y a 100 km de distance. Il y a aussi le Picacho Peak, une montagne qui domine le paysage durant tout le trajet. Cette trail est un défi... nous l'essaierons, peut-être, en mars.

Entre Casa Grande et Tucson, il y a une distance de 100 km. Il y a surtout le Picacho, une montagne qui domine le paysage durant tout le trajet. La «Hunter trail», dans le «Picacho Peak State Park, représente un véritable défi pour plusieurs randonneurs, car elle nous amène au sommet du mont Picacho, à plus de 3 300 pieds d’altitude… nous l’essaierons, peut-être, en mars.

Le début d'un sentier dans le Picacho Peak State Park.

Le début d’un sentier dans le Picacho Peak State Park.

Dans le pays des Saguaros, ils sont présents partout, en seigneurs.

Dans le pays des Saguaros, ils sont présents partout, en seigneurs. – Remarquez le bleu du ciel

Il fait froid, mais il fait beau! Le jour, le ciel est d’un bleu profond d’une pureté rarement vue dans nos contrées nordiques ; la nuit, c’est la voute étoilée, dans une infinie splendeur. Cependant, lorsqu’on n’est pas habillés adéquatement, la poésie à ses limites lorsque le froid atteint l’os.

Demain, toutefois, nous en rirons de bon cœur lorsque les températures retrouveront leurs normales et que nous ré-enfilerons nos culottes courtes, nos t-shirts et nos sandales.

Lors de notre ballade en vélo, hier, Gaétan et moi sommes arrêtés pour observer de plus près ces buissons séchés qui longeaient la route que nous empruntions. Il s'agit en fait de ces fameuses boules qui roulent dans les déserts.

Lors de notre ballade en vélo, hier, Gaétan et moi sommes arrêtés pour observer de plus près ces buissons séchés qui longeaient la route sur laquelle nous roulions. Il s’agit en fait de ces fameuses boules qui roulent dans le désert. Vous savez, celles qu’on voit dans les films de Sergio Leone.

Symboles de désolation, de sécheresse et de villages déserts, ces boules, qui ne sont pas vraiment sphériques, s'appellent des virevoltants ou des «tumbleweed» en anglais.

Symboles de désolation, de sécheresse et de villages désertés, ces boules, qui ne sont pas vraiment sphériques, s’appellent des virevoltants ou des «tumbleweed» en anglais. Elles colonisent essentiellement les déserts des États-Unis et les steppes de Russie. Le mécanisme de roulement sous l’effet du vent contribue au processus de reproduction de la plante : en roulant, elle répand plus de 250 000 graines de semence.

Malgré tout ce qu'ils représentent, ces virevoltants, avant de rouler dans les désert, participent au dessèchement des grandes prairies.

Malgré tout ce qu’ils représentent, ces virevoltants participent réellement au dessèchement des grandes prairies. En plus d’être piquants, ils ne sont pas très appréciés des agriculteurs.

Plusieurs diront que nous n’avons pas beaucoup de chance de nous trouver dans un pays chaud et faire face à des froids pareils. Moi je dis que la chance se situe surtout dans le fait de pouvoir goûter et apprécier la différence, quelle qu’elle soit.

Ces derniers jours, nous les avons passés à Casa Grande et les environs : Casa Grande (la ville), Casa Grande Mountain, Picacho Peak State Park (entre Tucson et Casa Grande) et Glendale, en banlieue de Phoenix, au nord de Casa Grande.

Prochaine excursion, la semaine prochaine : Organ Pipe Cactus, National Monument, Arizona.

Demain,

Demain, vendredi 18 janvier, une petite randonnée au Sabino Canyon, au nord-est de Tucson ( une centaine de km d’ici) sur la «Phoneline Trail».

Merci de nous accompagner.

D&D