Stadion, Al KhorSi les éternels insatisfaits ont grogné avec l’arrivée de QSI  (Qatar Sport Investments), au Paris Saint Germain. Ils étaient loin d’imaginer l’emprise globale de ce pays du Golfe sur le sport le plus populaire du monde.

Le 2 décembre 2010, la planète football a définitivement basculé dans une nouvelle ère. Déjà fort de sa notoriété grandissante obtenue par le biais de son premier club-relais, Manchester City, la famille héritière du Qatar obtient l’organisation de la Coupe du Monde 2022. Les votes favorables, visiblement arrangés à grands coups de billets selon une information parue dans France Football ce mardi 29 janvier, font passer la candidature du Qatar devant celle des Etats Unis. Un choix surprenant pour ne pas dire incohérent. D’une part parce que la Major League Soccer (le championnat américain) se développe sur un modèle bien plus « sain » que son adversaire. En effet, dans les stades américains, les fans se prennent au jeu, et les joueurs européens sont de plus en plus nombreux à traverser l’Atlantique pour tenter l’expérience. Au Qatar, Nenê et Djibril Cissé peuvent en témoigner (ils viennent de signer à Al Gharafa il y a quelques jours), les stades sont quasi vides et le niveau global du championnat y est très faible. Par ailleurs, si la FIFA a obtenu la garantie du bon déroulement du tournoi, dix stades seront uniquement construits pour l’occasion.  Une enceinte de 86 000 places va être construite prochainement, une capacité énorme et injustifiée en dehors d’un évènement comme la Coupe du Monde.

De l’argent sans limite

France Football révèle également plusieurs affaires compromettantes. En premier lieu, les versements faits à des stars du ballon rond pour promouvoir la campagne du Qatar. Ainsi, Pepe Guardiola ou Zinedine Zidane auraient pu prendre un chèque de près de 25 millions pour faire la promo de cet évènement  D’autres fédérations se seraient fait soudoyer pour offrir leurs votes à ce pays arabe.  C’est d’ailleurs un arrangement un match Argentine – Brésil joué au Qatar qui aurait servi de monnaie d’échange. Chaque sélection aurait empoché 7 millions pour ce déplacement. La confédération asiatique a, elle aussi, été achetée par le biais du président qatari Mohamed Bin Hamman, à la tête de cette institution. Il aurait transféré 14 millions sur le compte de la fédération asiatique de football pour « usage personnel »…  Sans véritable équipe nationale, le Qatar lorgne déjà sur les talents de demain susceptibles de venir la renforcer dans cet évènement de prestige. Des recruteurs sont envoyés dans le monde entier afin d’évaluer pas moins de deux millions d’enfants. Les naturalisations vont bon train. A titre d’exemple, quatorze néo-Qataris ont reçu leurs premières capes lors du dernier rassemblement. Les clubs achetés par la famille royale servent à placer ces jeunes afin de les aguerrir au niveau européen. Enfin, les dix stades actuellement en construction, sont battis par des sociétés françaises selon un accord trouvé par Nicolas Sarkozy. Les ouvriers sont la plus part du temps d’origines asiatiques (Népalaise notamment) à qui on confisque les papiers pendant la durée des travaux. Les quelques décès, révélés par France Football, ayant lieu au travail n’ont pas été relevés.

                                                                                                                                             BKN News