« Plusieurs gouvernements n’ont pas encore compris qu’ils ont perdu leur souveraineté nationale il y a longtemps. Parce qu’ils se sont lourdement endettés, ils sont maintenant dépendants du bon vouloir des marchés financiers ».
Mario Draghi président de la Banque centrale européenne (BCE)

Ancien de Goldman Sachs, Mario Draghi est un des artisans du dépeçage en règle des Etats et des peuples européens. Président de la BCE, il a précisément la possibilité de mettre en œuvre un retour à une certaine souveraineté monétaire en Europe. Au lieu de cela, il veille au grain en s’assurant que les marchés supplantent les Etats Nations […].

Source de l’article: Morpheus

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En décembre 2011, Roger Altman, ancien secrétaire d’Etat aux finances dans le gouvernement Clinton, écrivit un article dans le Financial Times en ces termes : « les marchés financiers agissent de fait comme un supra-gouvernement mondial… » « Ils éliminent des régimes politiques retranchés là où le processus politique normal ne pouvait rien faire. Ils forcent l’austérité, les sauvetages des banques et autres changements de politique majeurs. Leur influence est énorme comparée à celle d’institutions multilatérales comme le FMI. En fait, laissant de côté un arsenal nucléaire inutilisable, ils sont devenus les forces les plus puissantes sur Terre ». C’est ainsi que les pays ruinés sont destinés ensuite à être morcelés puis vendus aux multinationales. C’est ce qui arrive en Grèce précisément.

Derrière le marché, les oligarchies utilisent les banques. Ces banques sont devenues plus grosses que jamais dans l’histoire, protégées par une police d’assurance appelée « trop grosse pour couler », ce qui veut dire que malgré leur attitude criminelle et irresponsable, il est escompté que les gouvernements leur viendront encore en aide. Ce stratagème n’est pas remis en cause actuellement bien qu’il mène à une implosion de toute l’économie réelle.

Nous sommes confrontés à une captation des richesses nationales par quelques individus se cachant derrière des entités sociales. Aux Etats-Unis, cinq banques contrôlent la moitié de l’économie. JP Morgan Chase, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo et Goldman Sachs Group. « Elles possèdent collectivement 8 500 milliards de dollars en avoirs à la fin de 2011, ce qui est équivalent à environ 56% de l’économie des Etats-Unis. Ces données sont conformes à celles divulguées par les banquiers centraux de la Réserve fédérale. En 2007, les biens et avoirs des plus grandes banques comptaient pour 43% de l’économie états-unienne ».

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Un nombre toujours plus grand et de nature toujours plus nocive de plans d’austérité permet au cartel bancaire d’aspirer le patrimoine des classes moyennes et populaires, aspirant littéralement les richesses de l’ensemble de l’économie réelle. Les plus riches font travailler les cabinets fiscaux pour échapper au racket. « James Henry, un ancien économiste pour McKinsey (un très gros cabinet international de consultation financière), a publié un rapport important sur les paradis fiscaux en juillet 2012. Après avoir compilé des rapports de la Banque des Règlements Internationaux (BRI), du FMI et d’autres entités du secteur privé, il est parvenu à cette conclusion : pour éviter l’impôt, les super-riches ont planqué entre 21 et 31 000 milliards de dollars dans des paradis fiscaux. Cette richesse déposée sur des comptes de paradis fiscaux est estimée comme plus importante que les PIB combinés des Etats-Unis et du Japon. L’existence même de cette industrie financière des paradis fiscaux et le statut de défiscalisation de ces énormes capitaux investis par ces super-riches clients, ne survit que par le secret ».

Qui contrôle et possède ces 31 000 milliards de dollars sortis de l’économie mondiale ? La constitution d’une telle cagnotte dans les paradis fiscaux est par définition illégale et criminelle. L’intégralité de cette cagnotte appartient donc à l’ensemble des états endettés et leur revient de droit. Il n’y a qu’à se baisser pour récupérer ce qui a été illégalement détourné (principe de saisie douanière mondialement admis).

Qui pourrait s’y opposer ? Les vrais détenteurs de ces fonds ? S’ils perdent leur anonymat, ils s’exposent directement à des sanctions pénales car personne ne peut revendiquer ses propres turpitudes pour se défendre.

L’argent illégalement amassé dans les paradis fiscaux grippe toute l’économie mondiale. Ces sommes sont pourtant juridiquement immédiatement saisissables dans tous les pays du monde sans voter aucune nouvelle loi.

En ces temps de crises humaine et sociale, nous exhortons les gouvernements nationaux de tous les pays et les services de douane du monde entier à procéder à une telle saisie. Une fois que ce droit aura été exercé, il sera possible d’arrêter toutes les politiques d’austérité imposées aux peuples.

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Tout ce qui a été obtenu par l’usage de la force et de la duperie sera repris par une force plus puissante encore…

F. Morin & P. James

Source de l’article: Morpheus

Note : tiens, cette dernière phrase ressemble à celle-ci:  » La seule force maintenait le Tyran, la seule force le renverse ». Et devinez qui l’a écrite? Mon cher ami Rousseau (ironie…).