PSA_Aulnay« Plusieurs centaines de salariés de l’usine se sont mis en grève reconductible hier matin. Avant d’ouvrir le site à la presse.

« Vous allez voir, la seule chose qui tourne ici, ce sont les grévistes! » assurait un ouvrier hier matin, aux portes de l’usine PSA d’Aulnay, dont la fermeture est annoncée pour 2014. Une barrière soulevée à l’entrée du site, et les journalistes ont pu vérifier de leurs yeux l’impact de la mobilisation commencée aux aurores. C’était la première fois, depuis l’annonce de la fermeture de l’usine le 12 juillet dernier, que la presse y pénétrait.

En milieu de matinée, ils étaient environ 300 grévistes défilant dans les allées du site. Direction l’atelier de ferrage, première étape de la production des Citroën C 3, puisque c’est là qu’on assemble les pièces de la caisse, la structure des voitures. A l’entrée de la bâtisse, des pétards claquent, propulsant des gerbes d’étincelles sous la haute toiture métallique. « Vous voyez, là? Tous les robots orange sont à l’arrêt », glisse un gréviste, soucieux de prouver que l’usine est bloquée. L’atelier semble désert.

Une quarantaine de voitures produites, selon la direction

En passant, quelques ouvriers appuient sur les klaxons de chariots élévateurs à l’arrêt. « Si c’est pas malheureux de fermer une usine moderne comme celle-là », soupire un ouvrier. Un autre peste contre François Hollande : « Il peut pas trouver de l’argent pour nous? Il en a bien trouvé pour la guerre au Mali… » « J’en ai ras le bol, de cette incertitude. Ça dure depuis des mois », glisse un jeune moniteur du plateau de retouche. La totalité de son service (24 personnes) a débrayé : « Et pourtant, on n’est pas habitués à faire grève! »« 

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