Delphine Batho réaffirme son opposition au gaz de schiste

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Source: Le Figarofr Par Fabrice Nodé-Langlois Mis à jour le 31/01/2013 à 18:46 | publié le 31/01/2013  <!–

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Delphine Batho, la ministre de l'Écologie.
Delphine Batho, la ministre de l’Écologie.Crédits photo : PHILIPPE DESMAZES/AFP

Le lancement d’un rapport parlementaire sur les alternatives à la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de schiste suscite l’émoi. La ministre de l’Écologie a réaffirmé son refus de les exploiter.

«L’enjeu de la transition énergétique n’est pas d’aller chercher de nouveaux hydrocarbures», a déclaré la ministre de l’Écologie, Delphine Batho, devant les Assises de l’énergie, jeudi à Grenoble. «Je pense zéro gaz de schiste», a résumé sur Twitter son conseiller de presse.

En réaffirmant son opposition à l’exploitation des gaz de schiste, pas seulement à cause de la technique controversée d’extraction -la fracturation hydraulique – mais aussi parce qu’il s’agit d’une énergie fossile émettrice de gaz à effet de serre, Delphine Batho a voulu rassurer les écologistes.

Un peu plus tôt, le député Vert Denis Baupin, Greenpeace ou encore France nature environnement s’étaient émus à l’annonce du lancement d’un nouveau rapport parlementaire sur le gaz de schiste. L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a en effet confié au député PS Christian Bataille et au sénateur UMP Jean-Claude Lenoir un rapport sur les techniques d’extractions alternatives à la fracturation hydraulique.

Évaluer les ressources

Seule méthode employée pour exploiter ces gaz non conventionnels piégés dans la roche, la fracturation hydraulique est interdite en France par la loi du 13 juillet 2011. Les méthodes alternatives sont dans l’ensemble encore loin du stade commercial. En revanche, les industriels travaillent à améliorer la fracturation hydraulique pour réduire l’usage d’additifs chimiques et la quantité d’eau injectée à haute pression dans le sous-sol. Le rapport parlementaire serait publié dans une version «d’étape» au printemps, en plein débat national sur la transition énergétique, et dans sa version définitive à l’automne prochain.

Si le débat sur le gaz de schiste s’est concentré, à ses débuts en France pendant l’hiver 2010-2011, sur sa méthode d’extraction, les opposants avancent désormais l’argument, plus large, de la pertinence de recourir à une énergie émettrice de gaz à effet de serre. Les députés écologistes EELV pour leur part veulent aller plus loin que la loi votée par le gouvernement Fillon et proposent une interdiction pure et simple des gaz de schiste.

De leur côté, les industriels et le Medef, ainsi que dans une certaine mesure, Arnaud Montebourg, forts de l’exemple des États-Unis, plaident pour évaluer les ressources au nom de la compétitivité, de l’emploi et de la balance commerciale.