Aller jusqu’au Danube en vélo depuis Bucarest faisait partie de mes projets depuis quelques temps et je l’ai enfin accompli il y a deux semaines. En compagnie de deux couchsurfeurs, Carole et Gautier, qui revenaient d’Inde et que j’ai hébergés chez moi avant leur départ vers la France en vélo en remontant le Danube, j’ai goûté aux joies du vélo le long d’une route européenne entre Bucarest et Giurgiu.

Le récit : Départ samedi matin pour aller acheter des vélos d’occasion. Nous allons à la brocante Autovit, malheureusement fermée le samedi et nous traversons donc Bucarest dans l’autre sens pour aller à la brocante de Militari. Deux lei pour entrer et nous voilà au milieu des vendeurs en tout genre qui expose leurs objets à même le sol devant leur pied, attention à ne pas marcher sur les chargeurs de téléphone portable ou les paquets de pâtes tombés du camion ! Après quelques négociations, essais de vélo un peu difficile au milieu de la foule, nous repartons avec deux vélos pour 400 lei. L’un d’entre eux à la roue voilée et nous faisons un détour par le magasin de vélo dans l’après-midi pour faire changer quelques rayons. Les sacs chargés sur les portes bagages nous partons enfin de Bucarest.P1060667

L’objectif est de se rapprocher le plus possible de Giurgiu. Je connais bien le chemin pour sortir de la ville, mais ce n’est pas facile de slalomer entre les piétons et les voitures pour rejoindre CFR Progressul. Une fois sortie de Bucarest, nous profitons pendant quelques kilomètres d’une voie parallèle mais ensuite nous sommes obligés de rouler sur la route principale en serrant le plus possible à droite avec le vent de face. Nous sommes dépassés par les camions et les voitures mais personne ne nous klaxonnent car nous empiétons sur la voie rapide. D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à faire du vélo sur une voie rapide, nous croisons des cyclistes dans tous les villages traversés ! Après une petite nuit sous la tente dans la forêt, nous enchaînons les 25km qui nous séparent de Giurgiu et nous rejoignons le Danube à la recherche de la piste cyclable. Bien évidemment, elle n’existe pas, nous cherchons un peu à travers les chemins de terre pour finalement prendre une petite route goudronnée jusqu’à Slobozia. Là, je laisse Carole et Gautier poursuivre leur route vers la France et je reviens à Giurgiu dans l’après-midi. Le chauffeur de bus accepte de prendre mon vélo en soute et je profite du trajet pour dormir comme un bébé. A Bucarest, à 10 minutes de chez moi, je me fais tremper par une mini-averse, le voyage se termine en beauté !