Nous y voilà!

La saint Valentin repointe son nez et avec elle les sempiternels débats : fête commerciale? fête de l’amour? des amoureux? ou fête des fleuristes …

Pour ma part mon point de vue n’a pas changé depuis 20 ans, je reste totalement opposé aux manifestations de bonheur obligatoires et culpabilisantes. La saint Valentin reste la bonne excuse pour les hommes (et les femmes) qui ne disent jamais leurs sentiments à leur copine (ou copain) pendant toute l’année et qui se rappellent à elle (lui) une fois par an : fleurs, resto bondé, câlins … rien de plus faux-cul!

Quand on est en couple, la Saint Valentin devrait être le seul jour où on ne fait rien de spécial, ou alors si une belle petite soirée à la maison emmitouflés dans une couverture avec un bon film. Pour ma part, je ne mesure pas l’amour qu’on peut m’apporter a la taille du cadeau ou au nombre de fleurs offertes ce jour là mais bien aux attentions que l’on peut avoir tout au long de l’année.

Alors bien entendu avoir des petites attentions régulièrement ne doit pas dispenser de faire un petit geste pour cette occasion, car c’est une preuve supplémentaire de l’attachement que l’on peut avoir pour la personne qui partage notre vie, mais, si on se contente de faire un simple petit calcul … ce n’est pas si évident :

J’ai donné à mes élèves cet après midi un devoir sur le marché (qu’ils ont raté d’ailleurs) mais je pense en fait que j’aurais du leur donner une étude de cas sur la loi de l’offre et de la demande présentée comme suit :

Voici les prix relevés ces derniers jours chez le même fleuriste d’Orléans :

  • 11 février : 1 rose rouge : 2.50€
  • 14 février : 1 rose rouge (vendue obligatoirement dans un emballage spécial avec cœurs) : 4.50€
  • l’an dernier le 15 février : bouquet de 5 roses rouges : 10€

Supposons un individu faisant un choix rationnel, que doit-il faire pour la Saint-Valentin?

Je suis peut être con et non rationnel, mais pour ma part je préfère offrir 5 roses le 15 qu’une ridicule petite rose le 14, payée 2 fois plus chère que la veille. Ce n’est pas de la radinerie, c’est de l’amour.