Petit résumé de l’entreprise idéale pour la nouvelle génération dans laquelle j’aimerai bien travailler : article du lexpress.fr – 23/04/2013 – Entreprise idéale: les jeunes cultivent le paradoxe

Une entreprise moyenne à taille humaine mais en prise directe sur l’international. Ce qui au regard de la faible dimension exportatrice des PME française ressemble par bien des côtés à une gageure.

Seuls 4 % des étudiants plébiscitent le pur télétravail, tandis qu’une très large majorité (96 %), aspire à travailler DANS une entreprise. Certes en bénéficiant d’une réelle flexibilité avec le domicile et avec une préférence marquée (6 étudiants sur 10) pour un poste nomade plutôt que sédentaire.

9 étudiants sur 10 souhaitent travailler en équipe, de préférence dans des fonctions qui font la part belle à la polyvalence professionnelle, seuls quelques ingénieurs semblant préférer un haut niveau de spécialisation.  » Le poste idéal est donc un poste polyvalent nomade mais intégré au sein d’une équipe, si possible internationale, et avec des horaires flexibles permettant de s’adapter aux contraintes personnelles « , souligne Nicolas Lombard, Cofondateur de JobTeaser.

Le secteur de la finance ne fait plus recette (8 % des sondés contre 13 % en 2012 et 19 % en 2011), et ce quelle que soit la formation de l’étudiant. Ce qui attire désormais les jeunes ce sont les secteurs du high-tech (11 %), et de la grande consommation (10 %). Logiquement les ingénieurs se focalisent sur des emplois industriels (production, qualité,…) ou informatiques, quand les élèves d’écoles de commerce privilégient le marketing (19 %), la finance (26 %) ou les postes de direction générale (17 %).

Côté rémunération les futurs salariés réclament du variable – « Le salaire idéal devra reconnaître la performance de chacun avec une rémunération variable de l’ordre de 25 à 30 % du salaire de base ce qui est nettement supérieur à ce qui se pratique en début de carrière où le bonus est de l’ordre de 5 à 8 % maximum », souligne Gabriel Bardinet, Manager Capital Humain chez Deloitte. En outre les étudiants ne placent la rémunération monétaire qu’en troisième position (23 %) dans leurs attentes en termes de rétribution derrière l’intérêt du travail (35 %) et le développement de carrière (26 %). Enfin, comme en 2011 et 2012, cette nouvelle génération souhaite largement (66 %) être associée aux bénéfices de l’entreprise (58 % des hommes et 74 % des femmes).

Lorsqu’on leur parle management et manager idéal ces représentants de la génération Y confirment ce que l’on sait par ailleurs : ces jeunes ne considèrent pas que l’autorité vient uniquement de la compétence ou de l’expertise, mais ils attendent de leurs managers qu’ils leur fassent confiance, et soient à leur écoute. Traduction : un management plus participatif que directif et centré sur le relationnel plus que sur l’organisationnel. « Les entreprises devront modifier leur mode de management pour arriver à conserver les talents », précise Nicolas Lombard.

« Cette génération a une vision très réaliste du monde de l’entreprise et absolument pas désabusée, comme ce que nous pourrions craindre dans le contexte actuel, constate Philippe Burger qui note avec satisfaction que ces jeunes sont à l’évidence très pragmatiques. Pour eux  » le travail n’est pas une finalité en soi, insiste l’associé responsable Capital Humain chez Deloitte, cela peut être une source d’épanouissement s’il s’adapte à leur mode de fonctionnement, leurs envies de trouver du sens et pour autant que l’on soit à leur écoute. »