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Bref : les avions volent encore mais brûlent moins de kérosène ; les autos roulent moins et avalent toujours du mazout par réflexe en attendant l’électricité ; et en France on peut raffiner du super pour l’export (en berne) mais on importe le diesel. RIP, Petit-Couronne (aussi).

h-20-1260856-1220933883 Crédits : Echevin

Savoir à qui appartenaient, appartiennent, appartiendront les cheminées, qui est plus ou moins co-coupable de maltraitance médic-économique toxique mais jamais responsable des conséquences pour les vrais gens et le vrai avenir sinon devant tel ou tel dieu s’il en est encore quand ils quitteront le bord de leur piscine, est littérature pour un Zola, un Lautner ou un Desproges 2.0 au mieux, un Sulitzer, un Péan, ou un stagiaire de politicien connu, si l’éditeur veut être sûr de faire des plateaux TV permettant de vendre de quoi atteindre le point mort.

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Finalement, l’industrie, c’est un peu comme le rugby, seul le résultat « à la fin du match de la journée » compte, mais c’est beaucoup avant qu’il faut faire le job pour ne pas risquer les fesses rouges en public, et énormément pendant, qu’il faut être vaillant pour ne pas revenir en mode « goudron & plumes ». Les commentateurs peuvent penser et dire ce qu’ils veulent dans des décors de plateaux sublimes avec des flashbacks émotionnant à la TV (lundi soir sur France 3, avec « Le monde d’après : France, ton industrie fout le camp« , on se serait cru de retour au bon vieux temps des Dossiers de l’Ecran, mais avec des intervenants plus habitués aux caméras, de plus beaux powerpoints commentés par une jolie experte, des responsables pas coupables beaucoup plus certains d’avoir (eu) raison contre toutes les évidences, et un hashtag Twitter (signe dièse gazouillis ?) moins saturé que les lignes de SVP 1111 du temps de l’ORTF) et les éditorialistes de magazines français en français pour Français spécialisés (les magazines, quoique …) peuvent tourner leurs analyses du sujet sous tous les angles en fonction des derniers rapports d’experts français, des plus récentes commandes de rapports, voire des ultimissimes projets de commande de rapport à des experts écrivant en français et payant leurs impôts en France même s’ils bossent pour des boites de conseil anglo-saxonne où on a aussi une certaine idée du patriotisme économique depuis qu’on a constaté que les guerres, fussent-elles économiques ou monétaires, en Europe continentale sont assez favorables au business et à l’influence des mondes où l’on parle globish et fait ses études en anglais ou en Américan-English (byzeway, bon papier, même si d’octobre 2012, de http://www.usinenouvelle.com retwitté aujourd’hui par la rédaction du magazine : « L’industrie est plus grande que ses usines« ) … il y a des fondamentaux, ça se joue en principe en équipe, tout ce qui tombe du ciel n’est pas facile à jouer, et ce n’est pas la France qui gagne, en général.

Upandunder CRédits : Cris

Sinon, ce n’est peut-être pas seulement l’industrie, le problème, de la France. Mais si c’est le mot « social » qui pose soussaille (« plan », normalement, on n’en parle plus dans les ministères à Paris, sauf chez quelques gaullo-staliniens ou dans les séminaires de formation pour les nouveaux fonctionnaires des nouveaux guichets uniques de la BPI dans des régions où il n’y a pas encore (ou déjà plus ?) le téléphone), on n’est pas sortis de l’auberge, et ce n’est pas gagné pour qu’un référendum puisse permettre de trouver une soluce pas trop irritante pour les intérêts particuliers dominants ou nécessaires pour le maintien de la majorité, pas autobloquante avant même le premier discours d’expert sur un plateau TV que les gens regardent ou de parlementaire sur les chaines que personne ne regarde heureusement, ni trop canal suicidaire.

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Renaud Favier – 5 février 2013 – Café du matin à Paris

PS : en même temps, est-ce vraiment une (mauvaise) surprise, toussa-touça ?