Attentifs à la contestation qui gronde depuis plusieurs semaines, les ex-RG sont sur le qui-vive.
Durcissement de la crise économique, flambée du chômage et fermetures d’usine en cascade : le climat social se tend et la mobilisation s’amplifie, au point que les ex-RG scrutent « au plus près » les entreprises en difficulté pour anticiper toute éventuelle « radicalisation ». Après la phase d’attentisme qui a suivi l’arrivée en mai des socialistes au pouvoir, la contestation gronde depuis plusieurs semaines.
Goodyear, Renault, ArcelorMittal : grèves et manifestations se multiplient. Le ton est monté d’un cran chez PSA où, après des « dégradations » sur le site d’Aulnay, la direction a déployé des vigiles dans l’usine dont la production est paralysée par une grève. Mardi, des salariés de la fonderie DMI de Vaux (Allier) ont assuré avoir commencé « à mettre en place des bouteilles de gaz » pour menacer les propriétaires de « faire exploser l’usine » si une compensation à leur licenciement n’était pas trouvée, rappelant les menaces ou actions parfois violentes menées dans les années 2000 par des salariés désespérés de Cellatex, Metaleurop, Moulinex ou Continental.
Dans ce climat, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, s’est inquiété mardi des risques « d’implosions ou explosions sociales« , assurant que ses services étaient mobilisés pour éviter tout débordement car « on ne peut pas casser l’outil de travail« .
Présence policière : une provocation
En Seine-Saint-Denis, où PSA cristallise les tensions, deux ou trois policiers du renseignement veillent à temps plein sur les conflits sociaux, pour « anticiper leur durcissement » éventuel et permettre aux autorités de l’Etat « d’essayer de les désamorcer », explique une source policière.
Autour de l’usine Renault de Flins (Yvelynes), « il y a de plus en plus de présence policière, (…)
Lire la suite sur LePoint.fr