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Le président français s’est rendu mardi 19 février à Athènes. Il a été accueilli comme un ami, à l’opposé de la chancelière allemande, Angela Merkel. Cette dernière avait été fortement critiquée lors de sa visite du 9 octobre dernier dans la péninsule hellénique. François Hollande en a profité pour appeler les investisseurs français à s’engager en Grèce.

Samaras

Antonis Samaras, Premier ministre grec depuis le 17 juin dernier, a accueilli François Hollande en grandes pompes ce mardi – © Wikipedia.

Le locataire de l’Elysée s’est rendu pour la première fois en Grèce ce mardi, accompagné de son vice-ministre des Affaires étrangères. Il a salué les efforts de la Grèce dans la réduction du déficit public et dans l’engagement de réformes structurelles.

Antonis Samaras, le Premier ministre grec, a remercié le président français du soutien de son pays depuis plus de deux ans. « la France nous a soutenus pour rester dans l’Europe et nous soutient maintenant pour que nous et l’Europe sortions de la crise » a-t-il déclaré au chef de l’Etat français. Les deux dirigeants se sont affichés côte-à-côte, marquant une entente cordiale entre les deux capitales.

Paris n’a eu de cesse, au pire moment de la crise grecque qui dure depuis 2010, de soutenir les efforts de réformes et d’assainissement budgétaire du Gouvernement. Cet appui s’est manifesté à une époque où de nombreux observateurs et dirigeants de la Zone Euro avaient tablé sur une sortie d’Athènes de l’Euro, voire de l’Union européenne. « le maintien de la Grèce dans la zone euro est un acquis« . C’est ce qu’a affirmé aujourd’hui le président français devant les citoyens grecs.

Le gouvernement grec avait présenté le 8 février dernier une estimation plus favorable de la réduction de son déficit budgétaire : celui-ci table aujourd’hui sur un déficit équivalant à 4,3 % de son PIB en 2013 contre 5,5 % prévus auparavant. Une bonne nouvelle pour les bailleurs publics (UE-FMI-BCE) et privés de ce pays. Des représentants de l’UE et du Fond monétaire international (FMI) sont attendus fin février à Athènes pour la vérification des comptes du pays.

De nouvelles opportunités commerciales

Alors que le Gouvernement grec a privatisé de nombreux secteurs, François Hollande a appelé aujourd’hui les entreprises françaises à venir s’installer en Grèce pour participer au redressement de l’économie, en particulier avec leur savoir-faire dans les secteurs « de l’énergie, de la gestion de l’eau, des transports et chemins de fer« .

Selon le quotidien grec To Vima cité par Courrier International, il aimerait également relancer les négociations sur la vente de deux  frégates multimission (Fremm) construites par la société française DCNS. Ces négociations avaient démarré en 2009 avec le gouvernement socialiste de Georges Papandréou, aujourd’hui relégué au rôle d’intiateur de l’austérité. La mauvaise situation économique de la Grèce laisse à croire qu’aucune de ces frégates ne sera achetée par Athènes. L’entreprise DCNS connaît aujourd’hui de sérieux problèmes économiques. Cette vente se solderait par un délai de paiement grec, pouvant relancer à terme l’entreprise DCNS.

Total s’intéresse également aux gisements de pétrôle dans la mer Egée. L’entreprise vient d’acquérir un contrat de forage au large de Chypre, et pourrait rapidement s’intéresser à la patrie de Socrate.

2012 : une année mouvementée

Alors que l’Union monétaire elle-même semblait en danger d’éclatement il y a un an à peine, les perspectives économiques et politiques semblent aujourd’hui moins sombres. Les politiques d’austérité ayant prévalu dans les pays méditerranéens (Italie, Grèce, Espagne, Portugal) et en Irlande ont relancé la confiance des partenaires économiques, malgré une croissance en berne.

La Grèce, en proie aux crises politique et sociale en 2012, avaient dû organiser de nouvelles élections législatives après le catastrophique scrutin du 6 mai qui n’avaient vu la victoire d’aucune majorité. Un Gouvernement avait enfin pu voir le jour après les élections du 17 juin remportées par le parti conservateur et pro-austérité Nouvelle Démocratie (avec 28,69 % des voix) et par le parti d’extrême-gauche Syriza (28,69 %). Cette élection avait montré le ras-le-bol de la population grecque envers les deux grands partis (Nouvelle Démocratie et le Pasok) qui ont dirigé le pays durant 40 ans. L’accession à l’Assemblée de députés d’Aube dorée, un parti dit « néo-nazi » et accusant l’immigration d’être la cause de la crise, a inquiété les médias et les observateurs à travers toute l’Europe. Moins d’un an plus tard, la situation paraît moins houleuse et la place de la Grèce dans l’Eurogroupe semble sauvegardée. De nombreux efforts restent néanmoins à fournir aujourd’hui, d’autant plus que la rigueur, les privatisations et le chômage massif ont largement dépassé les frontières du pays.

François Belanyi

Cet article a été posté le mardi, 19 février, 2013 à 18 h 42 min et est classé dans Economie. Vous pouvez suivre les réponses à cet article via le Flux RSS 2.0. Les commentaires et les Rétrolients sont clos pour le moment.

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Le président français s’est rendu mardi 19 février à Athènes. Il a été accueilli comme un ami, à l’opposé de la chancelière allemande, Angela Merkel. Cette dernière avait été fortement critiquée lors de sa visite du 9 octobre dernier dans la péninsule hellénique. François Hollande en a profité pour appeler les investisseurs français à s’engager en Grèce.

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Antonis Samaras, Premier ministre grec depuis le 17 juin dernier, a accueilli François Hollande en grandes pompes ce mardi – © Wikipedia.

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