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Si Frédéric Bastiat l’avait rédigée, son Histoire de la spoliation se serait rangée sans peine parmi les plus grands ouvrages libertariens jamais écrits, aux côtés de l’Histoire de la Liberté de Lord Acton et du troisième volume de la Perspective autrichienne sur l’histoire de la pensée économique de Murray Rothbard. Si, de fait, il avait atteint un âge respectable plutôt que de mourir à 49 ans d’un cancer de la gorge, il aurait sans doute achevé sa grande œuvre, Harmonies économiques, une véritable histoire de la spoliation. Il faut noter que Marx publia le premier volume de son magnum opus, Das Kapital (1867), alors qu’il était âgé de 49 ans, mais qu’il vécut 16 ans de plus que Bastiat. En mettant à profit ce laps de temps, qui sait si Bastiat n’aurait pas réalisé son prodigieux potentiel en tant que théoricien de l’économie et historien, se hissant dès lors à la stature d’un Karl Marx du libéralisme classique.

 

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