La capacité d’autofinancement désigne l’ensemble des ressources générées par une entreprise dans le cadre de son activité et qui permettent de faire face aux besoins de financement.

Cet indicateur est calculé à partie des produits encaissables et des charges décaissables et présente une importance particulière en analyse financière.

Compte tenu de l’importance de la capacité d’autofinancement, il faut donc être capable de la calculer, de l’interpréter et de savoir comment l’améliorer.

 

3945804 blog La capacité dautofinancement

 

1. Présentation de la capacité d’autofinancement

La capacité d’autofinancement indique les ressources potentielles de trésorerie de l’entreprise et est obtenue par la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables.

L’idée est de ne retenir que les éléments du compte de résultat qui se traduisent ou vont se traduire par une entrée ou une sortie de trésorerie. Les éléments tels que les provisions, les amortissements ou les quotes-part de subventions d’investissement virées au compte de résultat ne sont donc pas retenus dans le calcul.

Les banques sont très attentives à la capacité d’autofinancement générée par l’entreprise, notamment en cas de demande de financement. Cet indicateur leur permet de calculer le temps qu’il vous faut pour rembourser vos dettes financières.

Pour cela, le ratio suivant est utilisé : capacité d’autofinancement / chiffre d’affaires

2. Utilisation de la capacité d’autofinancement

La capacité d’autofinancement permet de répondre en totalité ou en partie aux besoins de financement de l’entreprise :

  • réalisation des investissements, caractérisée par l’acquisitions d’immobilisations,
  • le versement des dividendes aux associés ou actionnaires de l’entreprise,
  • le remboursement des comptes courants d’associés,
  • le remboursement des prêts bancaires,
  • le règlement des dettes envers les fournisseurs, les caisses sociales ou l’Etat notamment…

3. Le calcul de la capacité d’autofinancement

La capacité d’autofinancement est calculée à partie des éléments du compte de résultat, uniquement grâce aux produits encaissables et aux charges décaissables.

2 méthodes de calcul sont utilisées : la première à partir du résultat net et la seconde à partie de l’excédent brut d’exploitation.

Le calcul de la capacité d’autofinancement a fait l’objet d’un article complet sur notre site Compta-Facile : le calcul de la capacité d’autofinancement.

4. Interpréter la capacité d’autofinancement

Une capacité d’autofinancement correcte doit être égal à au moins 1/3 du total des dettes financière de l’entreprise.

Remarque : vous pourrez difficilement solliciter un emprunt auprès d’un établissement de crédit si cette règle n’est pas respectée.

La capacité d’autofinancement est un élément qui vous permet également de prévoir les financements complémentaires dont l’entreprise aura besoin pour faire face à l’ensemble de ses besoins d’investissements. Si elle est par exemple trop faible pour couvrir vos investissements, d’autres sources de financements doivent être trouvées (apports des associés ou actionnaires, emprunts bancaires, crédit-bail, entrée d’investisseurs…).

Une bonne capacité d’autofinancement présente plusieurs avantages :

  • elle favorise l’indépendance de l’entreprise vis-à-vis des financeurs externes,
  • elle offre de la souplesse à l’entreprise en matière de capacité de financement, et donc plus de sécurité,
  • elle permet d’éviter le coût des financements externes (charges financières notamment),
  • et elle permet à l’entreprise de poursuivre les programmes d’investissement nécessaires au maintien et/ou au développement de son activité.

5. Améliorer sa capacité d’autofinancement

Pour améliorer la capacité d’autofinancement de l’entreprise, il convient de diminuer les charges encaissables et/ou d’augmenter les produits encaissables. Pour cela, plusieurs actions sont possibles avant notamment :

  • l’augmentation des prix de vente,
  • l’amélioration des marges,
  • le lancement de nouveaux produits à rentabilité plus forte,
  • la diminution des coûts fixes,
  • la diminution du coût de l’endettement.