rafaleLa guerre a un prix. Élevé, qui plus est. Pour le premier mois de guerre au Mali, la France a déjà dépensé 70 millions d’euros. Une facture qui s’explique par plusieurs dépenses comme le transport des militaires et du matériel ainsi que les vols des forces aériennes et de l’armement.

La facture est salée. Depuis le 11 janvier 2012, date du premier jour de l’offensive française au Mali, la France a dépensé… 70 millions d’euros. Pourtant, cette opération, « Serval » dure depuis moins d’un mois. Cette somme a été dévoilée au cours d’une audition auprès de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, mercredi 6 janvier, il a ensuite été confirmé par Laurent Fabius le ministre des Affaires Étrangères au micro de RMC. L’opération Serval « représente un gros effort pour la France, bien sûr », a reconnu Laurent Fabius.

L’acheminement des hommes et du matériel et les vols des forces aériennes

Pour obtenir ce chiffre, il faut compter d’abord le transfert des soldats et du matériel – blindés, munitions, etc. – vers le pays de l’ouest africain qui a coûté à la France près de  50 millions. « Nous avons transporté 10 000 tonnes d’équipement les quinze premiers jours, c’est plus qu’en un an lors du retrait d’Afghanistan » explique-t-on, à la grande muette, le ministère de la Défense. Ensuite, le reste de la facture est dû aux vols des forces aériennes et de leurs missiles. Lefigaro.fr explique que « le coût industriel de l’heure de vol (c’est-à-dire hors salaires des pilotes et des personnels des bases aériennes) varie selon le type de machine, de 1600 euros de l’heure pour l’hélicoptère Gazelle à 14000 euros pour le chasseur Rafale en passant par 11000 euros pour l’hélicoptère de combat Tigre et 7000 à 8000 euros pour le Mirage 2000-D ». Jean-Yves Le Drian a aussi précisé que le coût des heures de vols dépendaient aussi de la capacité de ces avions de guerre à emporter des missiles. Les armes ont également un coût élevé. Il faut payer 40 000 euros, par exemple, par missile HOT, l’arme utilisée par les « Gazelle » (sorte d’hélicoptère) et 350 000 euros pour le missile sol-air AASM destiné à l’attaque de blindés. Pour finir, il faut aussi payer les soldats sur le terrain. Ce salaire concerne les 4 000 militaires sur place.

                                                                                                                                                                          BKN News

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