Je vais être bref, aucun dirigeant du pays ne peut ignorer la situation dans laquelle on se trouve et ce, depuis des années. Tous les jours, des éléments et des évènements nous rappelle la gravité de la situation : des entreprises en difficultés, malaise sociale, augmentation des violences, manifestations régulières de jeunes, des mairies annexes bloquées voire incendiées…

Enquête emploi INSEE : résultat en « trompe l’oeil ». Certes le chômage diminue mais il demeure tout de même à des taux très élevés notamment chez les jeunes. Par ailleurs, cette diminution est fortement engendré par l’emploi précaire et les inactifs. On ne peut pas s’en satisfaire. L’utilisation massive des emplois aidés s’il peut répondre en partie à l’urgence sociale n’est pas une réponse durable au problème du chômage de masse qui lui perdure toujours et ce, depuis des années.

La situation de l’emploi aujourd’hui traduit une précarisation du marché de l’emploi. Par ailleurs, l’augmentation des inactifs symbolise un fait non négligeable qui est le découragement d’une grande partie de la population qui lui s’inscrit bel et bien sur le long terme. Non pas que ces personnes se « désengagent », comme on a pu l’entendre mais subissent en réalité le désengagement des pouvoirs publics face à leurs capacités à apporter des réponses viables à la première préoccupation des réunionnais.

La crise, la conjoncture actuelle aggrave encore un peu plus la situation mais on ne peut pas nier les causes structurelles de ce fléau.

Face à ce constat, que font nos dirigeants ? Prennent-ils sérieusement conscience de cette situation, des conséquences qui en découlent ? Prennent-ils réellement leurs responsabilités ?

Cette situation est le résultat de la politique menée jusqu’à présent et les erreurs politiciennes qui ont été commis et que nous payons aujourd’hui le prix fort.

D’une part, la précarisation de l’emploi avec toujours plus de contrats aidés et d’autres part la suppression des grands chantiers (tram train, rocade du Tampon, Pôle Océan, Zénith, …) et surtout le manque d’anticipation.

06 décembre 2012

Gilles Leperlier

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