Comme c’est l’usage, la période des vœux est l’occasion d’exprimer une vision optimiste des choses que l’on voudrait auto-réalisatrice. Nous avons ici toujours privilégié une prudence réaliste et avons été les premiers, dès 2008, à indiquer que l’Aveyron subirait plus que d’autres en région, les coups de butoir de la crise, compte tenu de ses spécificités sectorielles.

Nous étions alors à 4,5% de chômage !… Le tissu économique aveyronnais ne bénéficiait que très peu de la manne Airbus centrée sur Toulouse et pérennisant des activités de sous-traitance périphériques au moins sur les 5 ans à venir.

Notre filière mécanique est historiquement à dominante automobile, secteur qui, à l’exception de Bentley, Ferrari et quelques fleurons allemands a pris la crise en pleine tête. Notre filière bois emblématique et historique, elle aussi, s’est trouvée directement impactée sur plus de 50% de son activité, notamment dans les secteurs de l’ameublement et de la menuiserie souvent corrélés au secteur du BTP fortement éprouvé lui aussi.

Lorsque le journal Le Monde pointe du doigt cette réalité dans son article du 28 janvier, en centrant son analyse sur la circonscription de Rodez, il relève un chômage qui ne s’établit aujourd’hui qu’à 6,1% (l’un des plus faibles ne France) mais qui a progressé de plus de 16% en 1 an. Il n’y a toutefois pas de fatalité. L’arrivée de nouveaux projets exogènes que nous accompagnons sur Sévérac (Cogra), Entraygues et très prochainement à Bozouls ainsi que notre portefeuille de projets endogènes créateur d’emplois démontrent, si besoin était, qu’en attendant des jours meilleurs, après 4 années de crise systémique, les créateurs d’activité et les investisseurs n’ont pas perdu l’Aveyron sur leur écran radar. Aux côtés des acteurs qui font notre économie, en ne laissant aucune initiative au pilotage automatique de la conjoncture, nous tenons fermement les manettes et mettons tout en œuvre pour garder le cap.

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