Ce jour, je ne vous parlerais pas d’économie ni de collectivités, mais des deux !

Et oui, deux sujets d’un coup, ça fait beaucoup, mais détendez-vous, je contrôle la situation.

 

Il y a quelques semaines, j’ai entendu parler des « MiPys », contraction de « Midi-Pyrénées », région dans laquelle sera introduite cette monnaie locale au 1er janvier 2014.

 

Monnaie locale ? Késako ?

Il s’agit de monnaies non-reconnues par les Etats et destinées à ne circuler que dans une zone. Il s’agit d’un type de monnaie complémentaire.

On se souvient du « Chiemgauer », en Allemagne, mais il en existe bien d’autres comme le « WIR » suisse et le « RES » belge.

Vous me direz « on est sorti de l’Euro ? ». La question peut se poser, déjà que le père Draghi nous a autorisé à battre monnaie il y a quelques jours. On se croirait dans un rêve, mais un rêve bien contrôlé.

 

Le Mipys, c’est donc une monnaie locale qui commencera à circuler en Midi-Pyrénées début 2014 et qui sera exclusivement numérique. Ils circuleront par carte, smartphone, tablette …

Comme souvent dans ces cas, il s’agira d’un système collaboratif : les banques mipys, des entreprises mipys … Lesquelles doivent accepter ces moyens de paiements.

Comme pour le Chiemgauer, c’est une monnaie d’investissement et non d’épargne, du fait de sa dépréciation. On favorise donc la croissance.

Cette idée a pour fondement le principe de « monnaie fondante » lancé par Silvio Gesell au début du siècle dernier afin de favoriser la rapidité des échanges.

Le Mipys a également pour but de dynamiser la rénovation énergétique en permettant des prêts à taux nuls.

On est exactement dans une logique d’économie sociale et solidaire.

 

En réalité, il faut voir deux choses dans cette nouvelle mode :

 

Tout d’abord, on note que cette monnaie, comme d’autres monnaies locales, ne touche qu’un région d’un État. On est une nouvelle fois dans une logique de favoriser de la région, vue par le citoyen comme vectrice de proximité mais éminemment contestable dans son opposition de plus en plus grande à l’État.