Mardi avait lieu le conseil municipal.

Le budget a été voté à l’unanimité, avec abstention des 3 élus UMP et de l’élu divers centre.

Pour ma part, j’ai trouvé les interventions des élus de l’opposition (Thierry Guilmart pour l’UMP, Jean Emmanuel Paillon pour le centre) très pertinentes.

J’ai déjà parlé des points importants de l’intervention de Jean Emmanuel Paillon, à savoir la dette qui est remboursée trop lentement, et le paradoxe Paillon.

Je pense qu’il serait dommage de passer à côté du point important de l’intervention de Thierry Guilmart.

D’autant que pour ma part, les arguments de Jean Emmanuel Paillon, et ceux de Thierry Guilmart ne sont pas opposés, ils sont complémentaires.

Que dit Thierry Guilmart: que pour lui, Malakoff va se retrouver d’ici quelques années dans une situation financière difficile.

Pourquoi dit-il ça?

La raison principale est qu’une part importante des recettes de Malakoff viennent des dotations, notamment des dotations de l’état.

Sur le budget 2012, 25% des recettes de fonctionnement de Malakoff proviennent de dotations.

En fait, on va sans doute me répondre que ce qui compte, c’est pas le budget, mais le compte administratif.

Là, c’est pire. Selon les comptes administratifs 2010 et 2011, on a 10 776 977,1€ en 2010 et 11 711 009,05€ en 2011, soit 25,5% en 2010 et 27,8% des recettes de la section de fonctionnement (recettes corrigées des recettes exceptionnelles).

Par ailleurs, Thierry Guilmart avance un chiffre de diminution des dotations de 3 milliards d’€ en insistant sur le fait que l’on ne sait pas quelle collectivité locale (région, département, commune, intercommunalité) va en pâtir.

 

Or, le problème de fond est que l’état français est en faillite.

Certains au PS le disent d’ailleurs.

Que ce soit René Dosière ou le ministre Jérôme Cahuzac.

L’état devra donc se désendetter. Et pour se désendetter, il devra réduire ses dépenses de fonctionnement, y compris les dépenses de fonctionnement dont bénéficient les communes.

D’ailleurs, la création de l’intercommunalité devrait aider à diminuer ces dépenses de fonctionnement. Ce n’est pas le cas.

Le paradoxe Paillon prend ici une nouvelle ampleur.

La ville semble vouloir continuer à vivre des dotations de l’état.

C’est pour ma part irresponsable.

Pour moi, tout demander à l’état, c’est demander à un SDF de financer le château de Versailles.

C’est économiquement stupide et moralement contestable car l’état est en faillite.

Malakoff devra bien un jour se passer des dotations de l’état.

Enfin, je rappelle également que la question est loin d’être aussi facile que ça.

Pour se passer des dotations, je rappelle les résultats de mon calcul: il faudrait augmenter l’ensemble des impôts de 50%.