Lier le monde, se relier à lui, dans un sens nouveau. Cercle du réel à refondre. Je continue à lire Jón Kalman Stefánsson, islandais poète et romancier, Jim Harrison, grand poète de l’Amérique territoriale, Essenine qui traîne ses bottes dans la terre russe et Jacques Ferron fauchant Le salut de l’Irlande. J’ai fait l’allée, le plein de livres dans mon dernier périple à Québec. Pour un temps. Je rêve de voyages.

Les charges m’enclavent l’écrit.

*

Le cahier des charges

Et les livres tombent
À la boue du printemps retour
La rosée les yeux fermés

La brûlure d’une plaie
Renouvelle
Le feu les jointures
Mais garde bouche close
Sur ton aspiration

S’invite je lie
Mais déborde si peu
À gorge déferlée