Les Echos le 22 Janvier 2013
Les Echos

L’exploitation du gisement Tamar, au large des côtes israéliennes, débutera au printemps.

Tirée par les industries de hautes technologies, la croissance israélienne devrait cette année compter sur un nouveau relais : le gaz naturel. Il est en effet prévu de démarrer au deuxième trimestre l’exploitation du gaz offshore du gisement Tamar, découvert voilà quatre ans au large des côtes israéliennes. Ces ressources gazières devraient apporter 1 point supplémentaire au PIB israélien, qui devrait croître de 3,8 % en 2013, selon les prévisions de la banque centrale. L’utilisation du gaz permettra au pays de réduire ses importations de pétrole. Seul hic, avec l’exploitation du gaz, Israël risque de connaître la « maladie hollandaise », un afflux de devises risquant de renforcer le shekel. En outre, ces activités gazières ne seront pas créatrices d’emplois.

A terme, l’Etat hébreu espère toutefois exporter une partie de sa manne estimée à 1.000 milliards de mètres cubes, avec Tamar (250 milliards de mètres cubes) et Léviathan (490 milliards de mètres cubes) qui commencera à être exploitée en 2016. Une commission nationale a recommandé l’été passé de consacrer à l’export de 50 à 70 % de la production du gaz extrait. Et, misant sur un feu vert du prochain gouvernement, les opérateurs se positionnent. C’est ainsi que la compagnie australienne Woodside a acquis en décembre 30 % de Léviathan pour 2,5 milliards de dollars, coiffant sur le poteau le russe Gazprom.

Vigueur de la high-tech

En attendant que ces promesses se concrétisent, Israël continue de bénéficier de la vigueur de son industrie high-tech, qui représente près de la moitié de ses exportations. L’an dernier, le démarrage d’une unité de production du fabricant Intel dans le sud du pays a représenté une bonne part de la croissance. Tandis qu’une cinquantaine de jeunes pousses israéliennes ont été vendues pour un total de 5,6 milliards de dollars : le meilleur score depuis 2006. Un succès qui se retrouve aussi dans le profil des candidats dans la course à la Knesset. En lice, figurent trois cadors du high-tech : l’ex-patron d’Israeli Aircraft Industries, Yair Shamir, sur la liste commune Likoud-Beitenou, le président du fonds de capital- risque JVP, Erel Margalite, côté travailliste ; et, surtout, Naftali Bennett, quarante ans, l’étoile montante de la politique israélienne du parti Foyer juif, qui a vendu sa start-up Cyota pour 145 millions de dollars.