Les sons de cloches retentissent. Nous sommes en période hivernale et festive, l’occasion pour les familles de faire les derniers achats de noêl. Cette année, les Québécois succomberont-ils à la magie de Noël malgré un budget restreint qui risque de limiter les dépenses ?

Se laisser tenter par une atmosphère festive, l’occasion est trop grande mais les dépenses prévues par le consommateur restent moindres. Néanmoins Benoit Duguay directeur des communications du Centre International de Formation et de Recherche en Tourisme et professeur au département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) constate chiffres à l’appui une légère amélioration par rapport à l’an dernier :

« Cette année la dépense moyenne des ménages québécois pour la période des fêtes s’établira à 676 dollars, c’est très légèrement supérieur à l’année dernière, on dit supérieur mais c’était 673 l’année dernière (…) un peu moins de sept cents dollars (01.15) ».

Une faible augmentation que Benoit Duguay explique par la conjoncture économique actuelle.

« Nous sommes dans une période économique difficile (…) le consommateur ne va pas dépenser davantage qu’il ne l’a fait l’année dernière. Les derniers chiffres montrent que le consommateur est endetté ».

Un niveau d’endettement élevé qui explique pourquoi le consommateur n’augmente pas ses dépenses pour Noël.

Et pendant ce temps les marchés financiers eux, réagissent tranquillement en cette période hivernale malgré les difficultés financières toujours aussi présentes, par exemple aux Etats-Unis :

« Vous n’êtes pas sans savoir que l’on fait face à ce que l’on appelle le précipice fiscal. Avant le 1er janvier entrerons en vigueur des hausses d’impôts, pourtant les marchés sont étonnement calmes, même optimistes à cet effet »

Malgré la crise économique, du côté des commerçants les affaires marchent bien. Pour Donald Larose, directeur du bureau d’administration du centre commercial de la Place Ste Foy à Québec pas de surprise côté cadeau. La palme d’or revient évidemment au domaine de la technologie:

« Les cadeaux technologiques seront encore très populaires cette année, c’est un domaine qui est en constante évolution » rappelle Donald Larose.

Même chose du côté de l’habillement :

« Nous sommes un centre commercial basé majoritairement sur des produits mode moyen haute gamme tendance (…) les affaires vont très bien » se réjouit le directeur du centre commercial québécois.

Du côté de la dinde, le plat traditionnel de cette période festive, elle fait toujours partit du menu de Noël. « Tous les magasins annoncent des dindes jusqu’à Noël » annonce Benoit Duguay.

En résumé, petits et grands se préparent à un Noël économique mais festif avec la traditionnelle dinde pour émerveiller les papilles.

En attendant le repas de noël, le sapin brille de mille feux, la crèche est installée il ne manque plus que le père noël et ses cadeaux. En attendant le 25 décembre joyeuses fêtes.