Même si je n’ai pas vraiment fait encore d’article sur la série d’ouvrages de Terry Goodking, j’ai bien avalé le tome 6 et je ne peux m’empêcher de faire un parallèle entre le Nouveau Monde, l’Ancien Monde et notre monde. En effet de la manière dont sont abordés les deux mondes de l’univers on s’aperçoit que le premier est basé sur un système pyramidal. Le Nouveau monde est composé de Trois territoires, Terre d’Ouest, Les Contrées du milieu et D’Hara. D’Hara est gouvernée par le Seigneur Rahl, Les Contrées du milieu se compose d’un ensemble de royaumes avec des rois et reines à leurs têtes mais tous finalement sont gouvernés par la Mère Inquisitrice. En D’Hara, à partir de Richard, est un pays qui lutte pour sa liberté mais tous obéissent au seigneur Rahl, là ou parfois l’Inquisitrice est obligé de négocier avec les différents souveraines mais les valeurs prônée par les différents territoires, et d’autant plus quand tous rejoignent plus ou moins l’empire D’Harans, c’est la liberté et la satisfaction du travail bien fait.

En opposition, l’ancien monde depuis la montée de Jagan et de l’Ordre Impérial au pouvoir, une sorte de désir d’égalité entre les hommes est mit en avant au point de finalement rendre pas mal de monde miséreux. Ce monde se perd dans un ensemble de règles et de règles au point qu’il me fait penser à une critique à la fois de la bureaucratie administrative, et à la fois à un système communiste tant sur sa manière d’être que sur sa manière de s’écrouler sur lui-même.

Ce qui laisse à penser que finalement, l’idée que « tous les hommes naissent libres et égaux » est une forme d’utopie, en effet, nous ne sommes finalement pas si libre que ça car l’homme est soumis à la morale comme les membres de l’Ordre sont soumis à la religion qui rappelle aisément la religion d’état des pays communistes. De plus l’homme n’est pas non plus libre dans le sens où il possède de part sa naissance, un certain statut qui lui accorde des droits et des devoirs dont finalement il ne peut pas se passer pour vivre en société. Dans le Nouveau monde, les hommes ont la sensation d’être libre, ce qui les rend heureux, pourtant ils sont soumis à des lois et finalement c’est l’Inquisitrice qui est aussi représentante de la justice qui a le dernier mot au nom de la vérité, puis le seigneur Rahl en tant que sourcier de vérité. Une hiérarchie du pouvoir est loin de l’égalité entre les hommes pourtant.

Le monde de Jagan désir une sorte d’égalité entre les hommes comme le présentait Karl Marx dans ses théories économiques. Pourtant on se retrouve dans un système communiste où on essaye de fixer les prix pour être égalitaire, mais cela à un revers de la médaille, parce que finalement comme les entrepreneurs ne font plus vraiment de profit, ils produisent en quantité moindre créant des pénuries, les bâtiments ne sont plus entretenus et autre soucis. En effet un hôtel d’habitation qui ne peut pas augmenter ses prix, ne fera pas d’effort pour entretenir le bâtiment.

Karl Marx considèrent aussi la religion comme une structure des classes dominantes qui évoluent pour s’adapter aux besoins. Ici, dans le roman, la religion dans l’ancien monde assoie son pouvoir par deux manières. La première dans le palais des prophètes, les sœurs de la lumière assurent au nom du « créateur », une domination sur de jeunes sorciers qu’elles disent vouloir former, mais également sur l’ensemble de la ville parce que les jeunes sorciers y dépensent beaucoup d’argent, faisant ainsi fonctionner un pan de l’économie. Puis après la disparition du palais des prophètes détruit par Richard, l’Ordre Impérial avec ses deux têtes, l’empereur Jagan et le et frère Narev. La religion à travers ses sculptures montre au peuple la soumission. Pour Karl Marx, la religion permet aux travailleurs de mieux accepter la misère sociale et de la justifier, dans l’Ordre Impérial, la religion dit que l’homme est fondamentalement mauvais et qu’il doit travailler à être humble. Nicci d’ailleurs prend le problème à l’envers dès le début, elle part du principe qu’il faut être généreux, tout donné alors que son père essayait de lui montrer que par son travail, il embauchait du monde et faisait tourner une partie de l’économie, certes il montait sa propre richesse, mais il permettait de donner du travail à bien des gens.

Finalement les deux camps dans le livre défendent une idéologie sur un mode de gouvernement différent mais qui tout deux s’appuient sur une domination du peuple. Les deux montrent qu’ils agissent pour le bien du peuples.

Pour conclure, on peut dire qu’un système qui veut le bonheur de son peuple doit montrer qu’il est à la fois juste et libertaire, l’homme n’a pas besoin de liberté et d’égalité, il a besoin d’avoir la sensation d’être libre et égal à son voisin.