Cahuzac a menti. Il en subit d’ores et déjà les conséquences en termes de réputation et de carrière. Il risque d’en subir les conséquences juridiques. Il en restera une batterie de mesures en faveur de la transparence. Leur effet réel sera, comme d’habitude, incertain. Il existe déjà toute une myriade de mesures pro-transparence, contre le pantouflage et les conflits d’intérêt. En rajouter quelques-unes ne changera pas forcément la donne, surtout dans un monde habitué à pratiquer le grand écart entre les paroles et les actes.

Cette affaire ne devrait cependant pas rester l’arbre qui cache la forêt. Car au-delà des mensonges d’un « homme qui a failli », pour reprendre une expression du président de la République, se cachent une myriade de mensonges collectifs. Nombre de ces mensonges auront des effets sur notre bien-être et sur celui de nos enfants, nés ou à naître, bien plus durables que ceux d’un éphémère ministre du Budget. Ces mensonges sont liés à tous nos aménagements avec la réalité collective, qu’il s’agisse d’embellir la situation ou de refuser de l’appréhender.

 

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