La crise de l’Europe, dites-vous, c’est aussi une crise de son rapport à la science. Qu’entendez-vous par là ?

Je pense que la notion de progrès et de confiance dans la science est en train d’abandonner l’Europe. D’un point de vue scientifique pur, le nombre de publications scientifiques d’origine européenne est aujourd’hui dépassé par celles d’origine asiatique. D’autre part, l’Europe traduit très mal ses découvertes dans le domaine de la recherche fondamentale, par rapport aux applications. Ce n’est pas parce que les scientifiques sont réticents, la raison est plutôt que les industriels français, à quelques exceptions près, ne croient pas en l’innovation. En particulier, ils ne prennent pas de risque dans l’innovation.

la suite de l’interview de Claude Allègre dans les Echos

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