Comme quoi le discours de Hollande au Parlement Européen en préambule de la réunion budgétaire de Bruxelles a impressionné dans le mauvais sens les Brittaniques qui du coup se rapprochent inexorablement des Allemands dans leur projet européen en isolant de plus en plus Hollande. Le Président français veut faire appliquer sa politique désastreuse à l’ensemble des autres pays de l’Union. Par exemple il demande une harmonisation fiscale, lui qui est en train d’étouffer les classes moyennes françaises, il veut une harmonisation du droit du travail, lui qui a fait voter des lois qui renforcent l’impossibilité de licenciement par les entreprises, il veut une harmonisation de la fiscalité du capital au niveau européen, lui qui a fait passer des lois qui font fuir les investisseurs hors de France, y compris les Français, et enfin, cerise sur le gâteau il veut une harmonisation des régimes de retraite, lui qui fait tout le contraire des autres pays européens. On croit délirer ou bien est-ce plutôt Hollande qui délire.

On peut voir les choses différemment. La France est un pays socialiste et dirigiste genre Russie soviétique avec une nomenklatura de politiciens grassement payés qui se moquent du bien-être des citoyens, des grosses entreprises plus ou moins contrôlées par l’Etat mais surtout contrôlées par des syndicats politisés et marxistes qui s’en mettent plein les poches au passage avec l’accord des politiciens et enfin le reste de la population laborieuse qui ne vit et travaille que pour faire fonctionner le système de répartition, de solidarité (dans la médiocrité), de protection sociale pléthorique, inadaptée et coûteuse, d’éducation devenue de plus en plus médiocre, c’est le but recherché, le nivellement par le bas, défiler dans la rue en brandissant des drapeaux rouges ne demande pas d’avoir fait math sup, bref, une France qui régresse à vitesse grand V et le processus va empirer et Hollande voudrait que tous les autres pays européens régressent aussi en prenant modèle sur la France socialo-marxiste ?

Sources : The Economist, Contrepoints, Slate