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De l’homme qui ne se décide pas à accepter l’absence, à celui qui refuse définitivement, en passant par le désespoir qui s’empare du quotidien d’être souvent démunis face au grand questionnement que suscitent les relations amoureuses, les douze nouvelles de ce recueil ne laisseront pas le lecteur indemne. La fragilité de l’homme que sa virilité ne parvient pas à masquer s’y étale sans pudeur.

Il y a dans ces textes un univers un peu Carverien, une noirceur indubitable servie par un langage choc, cru, où les mots ne s’encombrent pas de détours conventionnels. On pense à Céline, Steinbeck, pourquoi pas Bukowski. Mais l’écriture de Pierre Cinq-Mars n’appartient qu’à lui et c’est un vrai régal.

Avec une sensibilité à fleur de pages, des images poétiques extrêmement belles, une lente désespérance qui rythment l’ensemble. Un tableau souvent sociologique de l’humanité silencieuse. Un auteur qui ne ménage pas son lecteur mais l’emmène malgré tout dans des réflexions délicieusement philosophiques.

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