Ni austérité, ni relance, mais “sérieux budgétaire” : le “ni-ni” élyséen ressemble à une étroite ligne de crête pour éviter les deux écueils de la crise sociale et de la crise financière alors que le pays traverse une crise de confiance sans précédent. C’est aussi sans doute une façon de “donner du temps au temps” en attendant la reprise internationale tant espérée et, peut-être, le retour des sociaux-démocrates en Allemagne.

La méthode s’illustre particulièrement dans la gestion des engagements de réduction des déficits publics. Un temps, l’exécutif affiche sa volonté de cibler l’objectif des 3 % pour 2013 mais c’est pour mieux négocier aujourd’hui un report à 2014. Combien de temps les marchés resteront-ils bienveillants face à ce qui peut apparaître comme de l’improvisation ? Pour que cette démarche ne s’apparente pas à une fuite en avant, la France devra fournir de “sérieux” gages d’économies budgétaires et de réformes structurelles.

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