un week-end à istanbul

Je viens de passer quelques jours à Istanbul et j’ai encore la tête qui tourne. Enivrée de couleurs, d’odeurs, de musique et de regards.
De regards? Oui, les gens se regardent là-bas. Pas comme ici où je pourrais me promener en peignoir de bain toute la journée et personne n’y prêterait attention. J’exagère à peine. On marche dans la rue et on croise des regards. Un truc incroyable, tu vois.


un week-end à istanbul

Istanbul, c’est une ville qui grouille de partout. Où que vous alliez, il y aura du monde. Les gens aiment être ensemble et se rassembler pour des choses simples. Sur le pont qui mène au quartier de Galata, il y avait foule dimanche soir pour admirer le coucher du soleil. On se serait cru à Oxford street un 26 décembre au matin. Chacun ses valeurs…
Un fois le soleil couché, on descend sur la rive à Karaköy pour s’attabler sur des tables de fortune et se régaler d’un poisson attrapé le matin même par l’un des nombreux pêcheurs du pont de Galata. Les odeurs de poisson grillé, les légumes frais et la lumière qui tombe sur la ville. Simplicité et partage. La vie, la vraie.

un week-end à istanbul

Du monde, il y en avait également beaucoup dans le Grand Bazar, lieu mythique complètement fou. On pourrait se perdre dans ce dédale de ruelles dédié au commerce. Les vendeurs ne sont pas aussi pressants que dans les souks d’Afrique du Nord. Si tu n’achètes pas ce n’est pas grave. Ils ne vont pas te poursuivre pour te supplier jusqu’à ce que tu succombes ou que tu t’énerves pour de bon. Alors on se prend à discuter et à blaguer avec eux. J’ai remarqué pendant ce court séjour un sens de l’humour très fin chez le Turc. Je ne parle pas turc (même après quelques Raki) mais la plupart des personnes rencontrées se débrouillaient très bien. Des hommes essentiellement. Nous n’avons rencontré que très peu de femmes. Les métiers pour lesquels il y a un contact avec le public semblent être exercés par des hommes principalement.
Puisqu’on est sur le sujet: le Turc est taquin, un peu dragueur, mais fin. Tu vois? Ce n’est pas le lourdeau qu’on peut rencontrer dans nos contrées plus occidentales.

un week-end à istanbul

D’Istanbul je rapporte un tas d’images. Celles capturées avec mon Canon, mais surtout celles qui resteront en moi. Ces ruelles un peu délabrées, les visages des pêcheurs du pont de Galata, ce verre de raki avec vue sur les lumières de la ville, l’odeur des marrons grillés, l’appel à la prière – je ne sais pas pourquoi, mais je trouve ce chant particulièrement émouvant; un vague souvenir enfoui sans doute. Un jour je consulterai pour comprendre – la majesté des monuments, la gentillesse des gens – à Istanbul tu n’es jamais perdu car il y aura toujours quelqu’un pour t’aider ou te rendre service, l’émerveillement en découvrant Sainte Sophie, la folie de l’avenue Istiklâl le samedi soir, les musiciens du passage Çiçek, les chats un peu partout dans la ville, le pétillement du soleil sur les flots du Bosphore, les sourires…
Tant d’images, tant de couleurs.

J’ai tant de choses à raconter sur cette ville mystique. Vraiment Istanbul c’est cool.

***

Dans le Heathrow Express qui me ramenait à Paddington, j’ai découvert ce message qui m’annonçait que Lost in London avait reçu le Prix du Public aux Bloscars – les Oscars des blogs de voyage organisés par Skyscanner. Le Prix du Public était la seule catégorie pour laquelle le public pouvait proposer un blog out of the blue (ne faisant pas partie des blogs nominés par Skyscanner). Je ne suis pas peu fière.
Une jolie surprise qui a adouci mon retour de week-end. Alors public, lecteur adoré, je vais faire comme aux Oscars: je monte sur la scène sans trébucher et du pupitre, je te remercie solennellement et fébrilement: «je tiens à remercier le public sans qui je ne serais pas ici parmi vous ce soir. Merci Public. Je t’aime».

La suite du carnet de voyage sur Istanbul very soon