LES COMMERÇANTES  ETALENT LEUR DESARROI ET SE RANGE DERRIERE LE CHEF DE L’ETAT

Le Collectif des Femmes pour une Conscience Civique et quelques associations de la Jeunesse du parti UNIR ont organisé dans le recueillement et le silence une marche de soutien aux commerçantes et commerçants victimes des incendies des 10 et 12 janvier dernier dans les marchés. Partie de la Colombe de la Paix, cette manifestation a emprunté les voies de Cica Toyota, Ramco, Commissariat Central, ancienne LONATO  jusqu’à sa chute au Palais des Congrès de Lomé. A près une brève prière de circonstance, dirigée par Mme KLUTSE Olga et qui a permis aux milliers de manifestants d’implorer l’aide de Dieu sur le pays et sa grâce sur les pauvres commerçants des deux grands marchés, une seule et émouvante déclaration a été faite. Présentée par Mme DICK Alphonsine Marie, l’une des femmes victimes du Grand marché d’Adawlato à Lomé, cette déclaration est revenue situer le contexte de cette « épreuve particulièrement difficile pour les femmes qui tenaient difficilement l’économie togolaise à bout de bras et qui n’ont plus que leurs yeux aujourd’hui pour pleurer à chaudes larmes, du fait de la violence intolérables qui leur est ainsi faite »

Désemparées, désarmées et totalement anéanties, les femmes se sont posé des questions sur les tenants et les aboutissants de ce qu’elles qualifient de sauvagerie.

Revenant sur les raisons de leur manifestation, Mme DICK Alphonsine Marie a indiqué qu’elles étaient de deux ordres : « Premièrement, prendre l’opinion nationale et internationale à témoin de notre triste condition. Deuxièmement, assurer le Chef de l’Etat de notre soutien total et inconditionnel, car nous l’avions vu à l’œuvre dans la réhabilitation à grands frais de nos marchés. »

Le Collectif des Femmes pour une Conscience Civique a en outre exigé que l’enquête diligentée pour la manifestation de la vérité aille à son terme et que les auteurs et complices de ces actes ignobles subissent toute la rigueur de la loi. Réaffirmant le fait qu’aucune revendication ne saurait justifier la perturbation de la paix et de la cohésion nationale durement acquises, les manifestantes et manifestants venus en soutien, ont souhaité que des efforts soient entrepris en vue de la consolidation de la concorde nationale.

LE LIB