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30 décembre 2012 : nous reprenons la route pour Shangrila. Les vallées traversées sont magnifiques, les cours d’eau prennent mille couleurs, les points de vue sur les montagnes sont superbes; des arbres à kakis déjà dépourvus de feuilles offrent leurs fruits charnus au soleil. À l’approche de Shangrila, la montagne revêt de multiples couleurs, tour à tour rouge, verte, grise, beige, etc.
Nous nous arrêtons dans le village de potiers de Nixi où nous reçoit Luozang Gnedrub, représentant de la quatrième génération d’une famille de potiers, qui transmet à son tour cet art millénaire à son fils. Ici, les potiers vont chercher l’argile dans la montagne et font leur propre mélange. Ils font également leurs propres outils, en bois. Toutes les pièces sont faites à la main, lentement, patiemment, sans l’aide d’aucun tour. Les pièces sèchent plusieurs semaines au-dessus du potager; elles sont ensuite arrangées sur des étagères en plein air et entourées de bûches auxquelles on met le feu avant de les enfouir dans des cendres. C’est ce mode de cuisson-carbonisation très particulier qui donne à la poterie tibétaine sa couleur noire si spécifique.
Nous reprenons la route et bientôt l’immense pleine de Zhongdian-Shangrila s’offre à nous, avec ses petits lacs, ses pâturages où paissent des yaks et ses immenses séchoirs à orge.

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