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Le groupe Casino vient de toucher les dividendes de l’enthousiasme des investisseurs. Fin janvier, la ruée : l’offre de souscription de ses obligations a été plus de cinq fois supérieure à la demande, 750 millions d’euros à 10 ans à un taux de 3,3 %. JCDecaux vient lui aussi de solliciter le marché de la dette – une première – pour 500 millions rémunérés à 2,1 % durant 5 ans. Les investisseurs lui ont proposé 1,9 milliard tandis qu’un émetteur public, Oseo, a ces jours-ci facilement réussi à lever 750 millions remboursables en 2025.

Désormais coqueluche des Daf, ce marché des emprunts obligataires bénéficie actuellement d’une formidable conjonction, les investisseurs institutionnels sont nombreux à rechercher des placements plus rémunérateurs que les obligations souveraines, tandis que les grandes entreprises se pressent en cohorte pour leur emprunter de l’argent peu cher afin de profiter de la future hausse des taux et restructurer leur dette. A titre d’exemple, le groupe PPR a émis des obligations à 4 % en 2005, à 6,5 % en 2008, à 8,6 % en 2009 puis à 3,75 % en 2010 et à 3,12 % l’an dernier.

 

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