2013-04-12 001Cette dernière journée sur la route aura été la plus courte mais aussi la plus moche. Après la chaleur de la Floride, on ne peut connaître pire que ce qui peut nous frapper; de la NEIGE ! Lorsque nous avons quitté l’hôtel à 8h15, après un bon déjeuner, la bruine froide envahissait la région, nous accompagnant jusqu’à Plattsburgh. Les miroirs du camion arboraient des glaçons comme des boucles d’oreilles. Parfois, il fallait vraiment tester la route avec quelques coups de freins, pour s’assurer de notre adhérence et ce, même si la I-87 n’est pas la plus achalandée en hiver, au-delà de Saratoga Springs. Je me disais que les météorologues allaient se tromper et que les précipitations resteraient sous forme liquide, parce qu’il en était ainsi jusqu’à notre arrivée au Camping La Clé des Champs, à midi. Malheureusement pour nous, l’hiver n’avait pas fini de nous faire regretter notre retour hâtif au pays.

2013-04-12 002Les deux photos de cet article nous montre l’évolution de cette calamité qui nous a frappée dès 13h30. De la neige à ne plus rien voir plus loin que 500 pieds. Des sorties de route partout par des conducteurs téméraires et inconscients, qui ont provoqué Dame nature en rechaussant leurs pneus d’été beaucoup trop tôt. Remarquez que notre bon ouwernement n’est pas plus brillant, en obligeant les automobilistes à rouler avec des pneus d’hiver, entre le 15 décembre et le 15 mars. Comme si la saison froide ne durait que trois mois. Il aurait fallu que la période soit du 15 novembre au 15 avril. Pas trop fort comme raisonnement.

Alors comme je vous le disais, la première photo a été prise à midi, alors que l’autre l’était à quinze heures après un hasardeux périple de quelques petits kilomètres pour dîner et faire un semblant d’épicerie pour affronter les éléments. Pas de balai dans l’auto pour dégager la satané neige, les essuie-glaces qui s’agglutinent de neige collante, et en espadrilles dans deux pouces de neige mouillée, de quoi être dépressif, en pensant que deux jours plus tôt, c’était la canicule. Faut être maso ! L’an prochain, nous reviendrons le 15 juin et fuck le reste. Les chances d’avoir de la neige au Québec à cette date sont nulles.

Mais malgré tout ça, nous sommes rentrés sain et sauf, content d’être là avec vingt autres snowbirds qui nous ont précédés. Minces consolation finalement. J’ai même été accosté par un couple de marcheurs capuchonnés, qui me souhaitait un Joyeux Noël presque de circonstance. Il faisait bon également retrouver notre camping dans sa version hivernale et l’accueil chaleureux du personnel à l’entrée. Pour compléter le tableau, au moment de réinstaller les services sur la caravane, une volée d’oies blanches en formation de migration, se faisait entendre dans un ciel poudreux, semblant se demander comme nous, ce qu’ils pouvaient bien faire ici, par un temps pareil.