chevenemtnJean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d’honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la fondation Res Publica, s’est déjà prononcé sur le projet de loi du « mariage pour tous ».

En effet, durant l’émission de Sonia Mabrouk mercredi 14 Novembre sur Public Sénat, il a rappelé qu’il était « à l’origine d’une proposition de loi en 1992, le contrat d’Union Civile, qui est devenu le PACS », et a ajouté que selon lui le PACS résolvait quasiment tous les problèmes qui se posent aux couples homosexuels.

Abordant la question de l’enfant il a également affirmé : « Je me place du point de vue de l’enfant, pour faire un enfant il faut un père et une mère, on n’a pas trouvé encore le moyen de faire autrement, donc je pense qu’il ne faut pas troubler un certain nombre de repères qui sont valables pour toute la société« 

Concernant une évolution du PACS pour résoudre des points à améliorer, il s’y est déclaré favorable, rappelant son hostilité à l’homophobie.

D’ailleurs, dans un entretien qu’il a accordé au Monde le 14 décembre 2012, il stipulait que le MRC, dans sa majorité, voterait contre ou ne se participerait pas au vote de la loi Taubira, car, dit-il, « Je continue pour ma part, de penser qu’un enfant doit avoir une mère et un père ou au moins l’idée d’un père et d’une mère, et qu’on ne peut rompre, sans alimenter le désarroi social, avec des repères fondamentaux« 

Toutefois, il a insisté sur le fait que pour lui « les réformes sociétales ne doivent pas détourner de l’essentiel. L’essentiel c’est lutter contre le chômage, redonner à la France la compétitivité »

Cette position a été rejointe par Gérard Collomb lorsqu’il a déclaré sur « Les Echos » : « je partage l’avis de Jean-Pierre Chevènement : la priorité aujourd’hui, c’est la lutte contre le chômage plutôt que les réformes sociétales. C’est sur l’amélioration de leur situation économique et sociale que les Français nous jugeront. »

Ainsi, Gérard Collomb et Jean-Pierre Chevènement  promeuvent une action gouvernemental ordonnée, rejoignant notre position rédigée sur l’article « Des valeurs de gauche ?«