1137592_000_par3324527[1]La France a enregistré un déficit commercial de 67 milliards d’euros en 2012, il serait temps d’avoir un débat national là-dessus…

Le déficit commercial de la France s’est réduit de 7 milliards d’euros l’an dernier à 67 milliards contre 74 milliards en 2011, a annoncé jeudi la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq. Le déficit hors énergie a quant à lui nettement baissé à 15 milliards d’euros contre 29 milliards en 2011.

Les exportations françaises ont augmenté de 3,2% l’an dernier et les importations de 1,3%.  La facture énergétique a augmenté de 7 milliards d’euros l’an dernier pour atteindre 69 milliards. Le premier excédent français vient de l’aéronautique (20 milliards d’euros), devant les produits agroalimentaires (11,5 milliards).

Ceci est une bonne nouvelle mais elle ne peut seulement être obtenue par un ralentissement de l’économie et des consommations. Si l’on veut durablement peser sur la balance du commerce extérieur , la desindustrialisation française  doit être absolument stoppée si l’on ne veut pas que l’une des causes essentielles de la crise française ne se poursuive. Ecarter à priori la nationalisation de secteurs clés comme la sidururgie et d’autres relève d’une idéologie néo-libérale qui relève de l’hérésie économique et nous interdit un véritable débat citoyen puisque toute alternative est frappée d’interdit.

Le déficit commercial joue un rôle plus important dans l’endettement français que le système de protection sociale sur lequel il pèse d’ailleurs lourdement…

L’assemblée nationale aurait intérêt d’arrêter de se donner en spectacle sur le mariage homosexuel qui est désormais entré dans les moeurs dans bien des pays européens sans avoir pour autant donné lieu à cet affigeant spectacle. Jusqu’à quand supporterons-nous les pitreries et les plaisanteries salaces, les manifestations sous l’égide de caricature du show bizz déjantés défendant la famille de grand papa. Ca suffit. Votez cette avancée de civilisation et passons à un débat de fond sur l’avenir du pays, les choix économiques et sociaux fondamentaux.

L’inquiétude du pays grandit légitimement et la situation exige que les solutions existantes soient examinées dans le grand débat public auquel nous aspirons tous sans dogme idéologique qui ont fait leur temps… Le néolibéralisme étant la dernière utopie nocive du siècle dernier… Il serait temps de faire face aux problèmes réels…

Danielle Bleitrach

Voici un article qui raconte comment nos voisins nous jugent…

Créé 06-02-2013 17:35 | Mis à jour 06-02-2013 19:27
Des opposantes au mariage pour tous lors de la manifestation à Paris le 13 janvier.

Des opposantes au mariage pour tous lors de la manifestation à Paris le 13 janvier. Photo : SIPA

Mariage homosexuel : la France raillée par ses voisins européens

POLEMIQUE – Alors que le débat enflamme l’Assemblée nationale et que les opposants au mariage gay restent ultra-mobilisés, Metro a interrogé des journalistes étrangers pour connaître leur regard sur le projet de loi qui divise tant le pays. Le constat est sans appel.

« Indigne », « glaçant », « hypocrite ». Le débat sur le mariage pour tous, qui donne lieu à des échanges passionnés depuis des mois en France, étonne et déçoit nos voisins européens. Dernier pays en date à avoir fait passer la réforme du mariage pour les couples homosexuels : la Grande-Bretagne et son gouvernement… conservateur. « Avec des débats beaucoup moins houleux qu’en France », souligne pour Metro Philip Turle, rédacteur en chef adjoint à la rédaction anglaise de RFI, qui ajoute que « la population anglaise n’a pas du tout manifesté ». Les Britanniques ont donc beaucoup de mal à comprendre, poursuit-il, « pourquoi autant de réticences, de débats, et de clivages outre Manche, alors que même l’Espagne a réussi cette avancée sociale ». Il faut croire que « la France est en retard par rapport à l’Europe », conclut-il.

Autre pays réputé pour son conservatisme, l’Espagne a en effet adopté la loi il y a maintenant huit ans. Aujourd’hui, les médias raillent « l’hypocrisie à la Française ». A l’instar du grand quotidien El Pais, qui ne fait pas de cadeau à son voisin, critiquant vertement son « marathon de séances parlementaires inutiles » donnant lieu à des « arguments fallacieux et des anachronismes sociaux sans précédent ». « Chez nous aussi, la société demeure très partagée sur le sujet », affirme le journaliste Juan Pedro Quinonero, correspondant pour le journal conservateur espagnol ABC. « Toutefois, note-t-il, j’ai été très surpris par la diversité des opposants dans la ‘Manif pour tous’ à Paris, où l’on retrouvait aussi bien des familles traditionnelles que modernes ». L’Hexagone serait-il donc plus réac’ qu’on ne le croit ?

Des politiques qui « manquent de courage »

« Je n’imaginais pas la France aussi conservatrice ! », s’étonne ainsi la journaliste belge Joelle Meskens, correspondante pour Le Soir. En poste depuis quinze ans à Paris, elle se dit pourtant « stupéfaite par la virulence des débats ». « En Belgique, nous dit-elle, où la loi est passée il y a dix ans, il n’y a eu aucune manifestation ». Aujourd’hui, « les Belges suivent de près ce débat en France et sont étonnés par ce feuilleton incroyable, si passionné ». Pour la journaliste, cela révèle un vrai paradoxe : « la France met en avant sa laïcité en toutes occasions, or il apparaît avec ce débat que les religions ont encore une réelle influence sur les mentalités ».

Le Britannique Philip Turle se montre beaucoup plus sévère. Et s’en prend directement à la classe politique française dans son ensemble. Avec, d’un côté, une « droite qui n’élève pas le débat » : « on a entendu des dérapages indigne d’un élu », déplore-t-il. De l’autre, un « gouvernement qui manque de courage ». « L’équipe de François Hollande, comme le président lui-même, manque d’expérience politique et de la poigne nécessaire pour mener un débat jusqu’au bout », estime le journaliste. « La société française n’aime pas le changement et son gouvernement est incapable de la rassurer ».

Pire, « il tergiverse sur la PMA, en faisant des petits pas en avant puis en arrière, ce qui montre bien un vrai manque de fermeté politique », assure-t-il. Pour lui, la France devrait regarder en dehors de ses frontières et prendre exemple : « Quand on voit qu’en Grande-Bretagne c’est le parti conservateur qui a fait passer cette réforme sans problème, il faut se poser des questions sur la maturité de la classe politique française ».