Les vainqueurs de l’édition 2013 recevront notamment 250.000 euros de plus que l’année précédente, a annoncé la FFT.

Les joueurs de tennis professionnels ont obtenu gain de cause, et gare à qui trouverait cette décision illégitime en temps de crise. Le tournoi de Roland-Garros va distribuer 22 millions d’euros de gains aux joueurs cette année, soit une hausse de plus de trois millions, a annoncé la Fédération française de tennis (FFT) lundi. Cette annonce était très attendue après les revalorisations spectaculaires proposées ces derniers mois par deux autres tournois du Grand Chelem, l’Open d’Australie (24 millions d’euros cette année) et l’US Open (25 millions).

« Les vainqueurs messieurs et dames de l’édition 2013 recevront chacun 1.500.000 euros, contre 1.250.000 euros l’an passé. Cette augmentation sensible s’inscrit dans le cadre d’un plan sur quatre ans, qui verra la dotation de Roland-Garros augmenter encore de 10 millions d’euros d’ici à 2016″, a précisé la FFT dans un communiqué.

Roland-Garros a également fait un effort sur les premiers tours, répondant aux revendications des joueurs sur une meilleure répartition des gains. « Cette année, l’augmentation la plus significative sera celle des joueuses et joueurs qui perdront aux 2e, 3e et 4e tours : leur dotation progressera de 25% par rapport à 2012″, a annoncé la FFT. Le tournoi de la Porte d’Auteuil se rapproche ainsi des montants proposés par l’Open d’Australie et l’US Open, en attendant une très probable prochaine revalorisation de la dotation de Wimbledon, le quatrième tournoi du Grand Chelem.

« Pas d’autres revenus que les gains en tournoi »

L’Open d’Australie, qui a lieu en janvier, a augmenté de plus de 15% la dotation de son tournoi cette année pour atteindre le niveau record de 30 millions de dollars australiens, soit 24 millions d’euros. Le 20 mars dernier, l’US Open a fait grimper les enchères en annonçant que son édition 2013 (26 août-9 septembre) sera dotée de 33,6 millions de dollars (25 millions d’euros), soit une hausse de 8,1 millions de dollars par rapport à 2012, pour atteindre les 50 millions dans quatre ans (38 millions d’euros) suite à une grogne de joueurs de seconde catégorie.

L’Ukrainien Sergueï Stakhovsky (86e mondial en 2012), l’un des leaders de la contestation, rappelle Le Monde, expliquait en avril 2012 : « Le 100e meilleur footballeur, le 100e meilleur golfeur ont un salaire incommensurablement supérieur au mien. Même le 100e meilleur footballeur d’Ukraine [il est le deuxième meilleur tennisman] gagne plus que moi. Et si vous n’êtes pas dans le top 20, vous n’avez pas d’autres revenus que les gains en tournoi. Les partenariats, c’est réservé au top 5 ou au top 10. Federer, Nadal, Djokovic, Murray, c’est un autre monde. On n’existe pas, à côté