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Les pertes de marchés de nos constructeurs nationaux Peugeot et Renault ainsi que la baisse du chiffre d’affaires de Visteon restent les causes principales des suppressions d’emplois qui semblent inévitables.

La chute de nos industries automobiles

La publication des derniers chiffres de l’année 2012 a confirmé ce que l’on savait déjà. Les ventes sont en effet passées en deçà des deux millions d’unités : c’est le pire résultat depuis quinze ans. Les constructeurs espèrent cependant que le renouvellement de leur gamme va les aider en 2013.

PSA Citroën

Les constructeurs français sont particulièrement touchés par cette chute des ventes associée à une guerre des prix. S’ils réalisent encore plus de la moitié des ventes globales, celles du numéro un français, PSA Peugeot Citroën, ont chuté de 17,5 % et celles du numéro deux, Renault (Renault et Dacia), de 22,1 %.

 

 

Le recul des constructeurs étrangers apparaît mercedes-benz-logo-AT-2moins marqué (-6,7 %). Quant aux marques allemandes haut de gamme, Audi, BMW et Mercedes-Benz, elles progressent. Le numéro un européen, le groupe allemand Volkswagen, lui, a limité la casse (-5,1 %). Seule exception notable au recul des marques généralistes : le groupe sud-coréen Hyundai-Kia, dont les ventes se sont envolées de 28,2 % pour une part de marché de 2,19 %.

 

« La chute des ventes de véhicules utilitaires légers et des camions est très inquiétante car elle montre un ralentissement de l’économie », relève le Comité des constructeurs français d’automobiles. Sur l’année, le marché des VUL a reculé de 10,5 % et celui des camions de 8,4 %. Le mois de décembre a également été mauvais, les immatriculations de voitures neuves ayant chuté de 14,6 %.

Une vidéo très intéressante concernant le point de vue de François Roudier, qui semble logique et honnête …

Absence de combativité ou  patriotisme économique mal construit ?

 En tout état de fait, les salariés semblent bien représenter la variable d’ajustement due aux erreurs de nos gouvernants !

Encore un gâchis social ! En effet, les salariés du groupe Visteon  subissent de plein fouet les effets collatéraux de la crise automobile, avec, de plus, du chômage technique prévu jusqu’en avril.

Certes, l’équipementier automobile américain, sorti du processus de restructuration greve visteonen octobre 2010 après avoir évité de près la liquidation, pourrait se passer d’une crise qui de nouveau plonge ses salariés dans une désagréable et insupportable tourmente. L’ État doit montrer sa détermination pour préserver le maximum d’emploi sur les différents sites, Gondecourt, Harnes et Charleville-Mézières.

L’hémorragie des effectifs du groupe Visteon doit cesser, car de 3000 emplois dans les années 2000, il ne devrait rester que 1200 postes. Sur le site harnésien de Visteon, 30 visteon gondecourtemplois des bureaux de recherche et de développement disparaîtront encore une fois.

Gondecourt perdra 213 postes et, sur le site de Charleville-Mézières, 112 suppressions sont en prévision. La crise ne doit pas permettre le démantèlement de notre économie pour le simple profit des multinationales !!

Pôle Communication et Actualité UOPC:               logo-legende UOPC                                                    Charline Drazdzynski                                Jean Pierre Dacheville                           Michel Duchilier

Rédaction : Jean Pierre Dacheville