« La consommation est le socle résistant de la demande », nous disent depuis des mois les experts officiels. Et si ce socle se dérobait sous nos pieds ? Avec quelles conséquences ? De fait, l’Insee a marqué les esprits en annonçant une baisse de la consommation des ménages : -0 ,2 %. Même si l’Institut juge, techniquement, que la consommation « recule légèrement », son annonce est très importante, et pour trois raisons.

La faiblesse de la consommation s’inscrit d’abord dans un mouvement plus profond : c’est la première raison pour s’inquiéter. Cette baisse de février (-0,2 %) suit en effet celle de janvier (-0,9 %), essentiellement liée à l’automobile, mais elle s’insère dans une tendance de plus d’une année. En février, l’Insee nous dit qu’il nous faut regarder du côté « des achats de textile-cuir ». Mais si on regarde sur plus longue période, la consommation en biens a décroché, en liaison avec un moral des ménages en berne, un revenu réel net qui baisse et un crédit à la consommation qui, lui aussi, se réduit.  Moral, revenu, impôts, crédit sont ici réunis, pour expliquer une inflexion majeure.

 

La suite de l’article de  JP Betbèze sur Atlantico